AA/Lagos (Nigéria)/ Rafiu Ajakaye
Les autorités nigérianes ont confirmés, jeudi, le sixième décès causé par le virus Ebola dans le pays depuis le début de l’épidémie.
«Le Nigéria a enregistré aujourd’hui un total de six décès par le virus Ebola » a annoncé le ministre nigérian de la Santé, Onyebuchi Chukwu, lors d’un point de presse dans la capitale, Abuja.
« Un médecin qui soignait un patient atteint d’Ebola, est décédé à Port Harcourt » a déclaré Chukwu, en faisant référence à la capitale provinciale de l’Etat de Rivers dans le sud du Nigéria.
Le ministre nigérian a ajouté que la veuve du médecin « présente des symptômes de l’Ebola et a été mise en quarantaine, à Port Harcourt, en attendant les résultats des examens, tandis que 70 personnes en contact avec le couple ont également été placés sous surveillance ».
Il s’agit du premier décès à survenir en dehors de l’Etat du Lagos, où toutes les précédentes victimes étaient circonscrites jusqu'à maintenant.
Ce dernier événement a commencé à provoquer les craintes de la population sur une possible propagation de l’Ebola au pays entier, malgré les affirmations du gouvernement concernant la maîtrise du virus mortel.
Le nombre total de cas d’infection a, par ailleurs, été porté à quinze. Six personnes sont déjà décédées des suites de la maladie ; sept ont été traitées avec succès, tandis que deux autres sont encore en quarantaine.
Chukwu a également signalé que « toutes les personnes en contact avec les patients infectés à Enugu auront achevé, demain, leur période d’incubation de 21 jours», en précisant qu’aucun d’entre eux n’avait montré de signes de contamination.
Cinq Nigérians et un Libérien, Patrick Sawyer, premier sujet atteint de l'Ebola au Nigéria, sont décédés, au total, dans le pays.
Le Nigéria, qui a déclaré un état d’urgence, a mobilisé plus de 1,5 million de dollars US pour prévenir et combattre l’épidémie.
Cette dernière épidémie de fièvre tropicale - qui est apparue pour la première fois au Soudan et en République démocratique du Congo, en 1976 - a tué, depuis février dernier, au moins 1429 personnes en Afrique de l’Ouest, particulièrement en Guinée, au Sierra Leone, et au Libéria, d’après le dernier bilan de l’OMS.