AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a déclaré que la lutte contre le terrorisme se poursuit de manière déterminée, alors qu’il recevait, jeudi, le Président du Conseil Européen, Donald Tusk.
«Que tout le monde sache combien nous sommes déterminés dans notre lutte, a-t-il dit. Les opérations militaires aériennes de la Turquie dans le nord de l'Irak se poursuivent depuis deux jours et donnent des résultats concrets.»
Davutoglu a remercié les pays européens pour leur solidarité manifestée pour la lutte de la Turquie contre les organisations terroristes telles que le PKK, Daesh et le DHKP-C (extrême gauche).
«Cela montre que le terrorisme, qui agit sans faire de distinctions religieuses, ethnique ou idéologiques, est un crime contre l’humanité, a-t-il poursuivi. Nous sommes côte à côte avec les pays européens dans le combat contre Daesh. J’ai rappelé que nous devions l’être aussi face aux attentats commis par le PKK contre nos forces de sécurité. Nous avons discuté avec monsieur Tusk des mesures communes à prendre pour empêcher le financement du terrorisme depuis les pays européens.»
D’autre part, les deux dirigeants ont examiné la question de la crise des réfugiés à laquelle l’Europe et la Turquie font face.
Davutoglu a indiqué que le président du Conseil de l'Europe et lui-même partagent la même approche humaine vis à vis de cette question.
«Notre pays est celui qui accueille le plus de réfugiés dans le monde avec plus de 2 millions de personnes. Nous le faisons dans un souci de responsabilité humaine. Nous n’avons fait aucune différence ethnique ou religieuse en accueillant les réfugiés syriens et irakiens», a-t-il rappelé.
Le Premier ministre turc a ensuite expliqué que la crise frappe aujourd’hui à la porte des pays de l’Union européenne.
«Il s’agit d’une question commune à la Turquie et à l’Europe. Même si elle est tardive, la réaction européenne va dans le bon sens. Il est important que les mécanismes européens fonctionnent sur le sujet. Nous avons partagé les mêmes perspectives avec monsieur Tusk et nous nous sommes mis d’accord pour échanger plus régulièrement sur cette question qui attend des réponses urgentes. Ce n'est pas un sujet qu'on peut reporter ou abandonner, au contraire, il est important que la Turquie et l'UE adoptent une approche commune concernant la question des réfugiés syriens, irakiens et libyens, sans perdre une minute.»
Les deux parties ont, par ailleurs, eu l’occasion de discuter de l’avancement des négociations sur Chypre.
«Nous espérons que le rythme des négociations va s’accélérer dans les prochains jours», a déclaré Davutoglu.