Belgin Yakışan,Handan Güneş
11 Décembre 2015•Mise à jour: 11 Décembre 2015
AA - Istanbul - Nur Gülsoy
L'agence de notation financière Standard & Poor's (S&P) a mis l'accent sur la mise en oeuvre de réformes qui pourraient équilibrer l'économie de la Turquie.
S&P a rendu public son dernier rapport sur les prévisions concernant les marchés et les risques pour les pays en développement, pour l'année 2016.
Selon le rapport, le climat d'instabilité dans la politique interne a pris fin en Turquie après les élections législatives du 1er novembre.
Rappelant que la note de crédit de la Turquie est BB+ et la perspective de note est négative, S&P a détaillé les conditions pour que cette dernière soit changée en stagnante.
"L'ambiguïté qui découlait de l'échec d'une mise en place d'un gouvernement de coalition après les élections du 7 juin s'est dissipée [après les élections du 1er novembre], mais les risques gépolitiques et politiques perdurent. Les réformes reportées depuis longtemps, qui pourraient équilibrer l'économie de la Turquie, sont importantes dans notre notation", relève le rapport.
Pour S&P, la Turquie dépend de l'entrée des capitaux pour relancer la croissance interne et financer le déficit courant.
"Ce qui engendre le besoin d'endettement élevé et de refinancement, a-t-on affirmé. Nous estimons que la Turquie est le pays en développement parmi ceux que nous notons, dont le profil extérieur est le plus faible, avec une sensibilité importante envers les changements de liquidité globale."
S&P pourrait changer la note de perspective de la Turquie de négative à stagnante, si le pays a une croissance économique qui offre de l'emploi et s'il applique les réformes en vue de réduire la dépendance au financement par dettes extérieures, selon l'agence.
Les experts ont également estimé que la Turquie et l'Inde pourraient profiter du ralentissement que connaît la Chine.
Le rappot a aussi précisé que la Turquie, le Liban et le Vénézuéla sont particulièrement sensibles aux éventuelles hausses des taux d'intérêt