Ali Kemal Akan,Nur Asena GÜLSOY
06 Février 2017•Mise à jour: 07 Février 2017
AA – Ankara – Nur Gülsoy
La Turquie attend davantage de partage d'informations de la part de ses alliés, a déclaré, lundi, le vice-Premier ministre turc, Numan Kurtulmus.
Le vice-Premier ministre animait un point de presse en marge de la réunion du Conseil des ministres, lundi, à Ankara.
Abordant la lutte antiterroriste notamment en Syrie, le vice-Premier ministre a rappelé que son pays est quasiment le seul pays qui mène une lutte armée active sur le terrain.
«La Turquie attend un partage d'information et de renseignement de la part de ses alliés, autant pour le PKK/PYD que Daech. C'est ce que requiert une alliance et une amitié. Nous remarquons des développements positifs concernant le partage d'information ces derniers temps. Mais j'insiste sur un partage d'information d'envergure», a-t-il dit.
Le vice-Premier ministre a souligné que "tôt ou tard, ils mettront les organisations terroristes à genoux", insistant sur le fait que cela constitue "une question de survie pour la Turquie".
Concernant les pourparlers visant à résoudre la crise syrienne, Kurtulmus a noté que le processus d'Astana a rassemblé les représentants du régime et de l'opposition, à la faveur des efforts intenses déployés par l'Iran, la Turquie et la Russie.
"Astana s'est terminée par un succès diplomatique", a-t-il fait remarquer. La Turquie, l'Iran et la Russie seront les garants de ce processus et suivront de près les violations des droits de l'Homme sur le terrain. Le processus d'Astana n'est pas une alternative ou en concurrence au processus de Genève. La Turquie souhaite que les négociations se terminent rapidement et le peuple syrien retrouve la paix et le calme durables", a encore expliqué le porte-parole du gouvernement.
"Les transferts au Fonds souverain de Turquie ont pour but de démontrer la puissance de l'économie turque, de la renforcer face aux interventions et d'avoir quelques garanties. e «garantir» certaines choses", a, sur un autre plan relevé Kurtulmus.
«Des ressources ont été transférées à ce fonds pour une centralisation et une utilisation plus efficace des grandes entreprises publiques, a-t-il précisé. La mesure accorde également une source importante à l'État. Ainsi, l'économie de la Turquie pourra se tenir debout solidement, toute seule, face à des risques économiques.»