AA - Hasselt - Nur Gülsoy
"Je ne serai pas un président habituel et ne concèderai pas à mon droit d'expression", a déclaré le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lors du "Festival de Jeunesse", dimanche à Hasselt Ethias Arena, en Belgique.
"Je prononce des discours, certains se plaignent au Haut Conseil électoral (YSK), a-t-il affirmé. Ils ont fait des demandes, toutes réfutées. Allez-y lire la Constitution, quand est-ce que le président de la République commet un crime? Il ne peut pas commettre d'autre crime que la trahison de la patrie. Je ne concèderai pas à mon droit de m'exprimer. Je ne serai pas un président habituel. Je suis à égal distance de tous les partis. Je suis le président du peuple."
Le président Erdogan est critiqué pour s'être mêlé du processus électoral et de n'être pas resté impartial, comme le lui impose sa fonction de président de la République.
Dans ce cadre, le co-président du Parti démocratique des peuples (HDP, opposition), Selahattin Demirtas avait déposé une plainte auprès du Haut Conseil électoral turc (YSK), affirmant que "le président agit comme un dirigeant de parti au pouvoir, ce qui est à l'encontre du principe constitutionnel d'impartialité du président. Il participe à des réunions et inaugurations, fait des déclarations en défaveur des partis de l'opposition, recours à des symboles religieux sacrés au point d'abuser les sentiments des peuples."
La plainte de Demirtas a été refusée.
- L'importance de la présidence turque des Affaires religieuses
"Si des organisations telles que Boko Haram ou Daesh ne sont pas actives en Turquie, c'est grâce à la présidence des Affaires religieuses", a déclaré Erdogan, mettant l'accent sur les activités réalisées par cette institution en Russie, en Asie centrale, au Caucase, et dans des endroits lointains comme Haïti, pour faciliter les pratiques des musulmans.