AA/Doha/Enes Kanli
Le directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), Fatih Birol, a affirmé que la stature régionale et internationale de la Turquie lui impose la détention de l'énergie nucléaire.
Fatih Birol s’est rendu à Doha, la capitale du Qatar, pour y recevoir un prix récompensant son travail dans le développement du dialogue entre producteurs et consommateurs d'énergie, qui lui sera décerné au nom de l’ancien ministre qatari du pétrole, Abdallah bin Hamad Al-Attiya.
Birol a affirmé à Anadolu que dès la prise de ses fonctions à l'AIE, il a cherché à jeter des ponts entre les pays consommateurs [d’énergie] du Moyen-Orient, notant que la baisse des cours du pétrole à l'heure actuelle présente un avantage pour la Turquie.
Cependant, il a souligné la nécessité de ne pas croire que le prix de l’or noir demeurera faible, et de mettre en œuvre une politique énergétique sur la base d'hypothèses réalistes.
Fatih Birol a affirmé, que selon les rapports de l’AIE, le gaz est entré dans son «âge d'or». Le responsable a relevé que le gaz jouera un rôle très important dans la production de l'énergie électrique.
Le directeur exécutif de l’AIE a affirmé qu’en matière d’énergie, l’Union Européenne continue d’être presque totalement dépendante de la Russie. Il a toutefois relevé que l’UE est en passe de diversifier ses sources d'énergie, et de trouver d'autres alternatives.
Quant à la Turquie, Birol a affirmé que sa situation géographique lui offre un sérieux avantage, lui permettant de devenir un centre énergétique, notant que les pays du voisinage ont d’importantes réserves pétrolières et gazières.