AA - Ankara - Nur Asena Gülsoy - Lorène Barillot
Le Premier ministre turc a souligné l'importance de l'unité dans le pays et a critiqué les récentes manifestations liées aux funérailles de Berkin Elvan, lors de son meeting de campagne à Batman, une ville du sud-est de la Turquie, le 14 mars.
"Vous voyez, l'idéologie ne comble pas la faim de l'homme, et ne nous apporte pas une vie moderne. Nous avons besoin de grands travaux, de mairies qui nous rendent service. Nous n'allons pas qu'élir des maires, des membres d'assemblée municipale le 30 mars, nous allons faire un choix entre 'l'ancienne Turquie et la nouvelle Turquie', et nous continuerons notre chemin ainsi", a lancé Erdoğan.
Après avoir énuméré les libertés que le gouvernement du Parti de la Justice et du Développement (AKP), au pouvoir, avait apportées, Erdoğan a indiqué que le peuple réagissait avec enthousiasme au processus de résolution. "La paix ne se fait pas l'arme à la main. La paix se fait avec de la tendresse, de la douceur, en rendant service. Voilà, nous vous aimons. Voici les représentants de la paix. Nous sommes la garantie de la paix dans ce pays. C'est pourquoi nous avons entamé ces réformes et nous les poursuivons", a assuré le Premier ministre.
Il s'est attaqué à ses détracteurs aux Etats-Unis : "la Pennsylvanie soutient les événements de Gezi. Elle envoie des messages de zizanie ici. Et certains entrepreneurs qui n'ont pas de bon sens font appel à incendier les rues. Les médias font appel, de façon cynique, impudique et insolente, à se confronter dans la rue. Croyez bien que leurs larmes sont fausses. Ceux-là ont un coeur de pierre, à tel point qu'ils ne peuvent pas s'attrister de la mort des enfants. S'ils avaient été sincèrement charitables, nous aurions vu cette charité pour les enfants en Egypte, en Palestine, en Syrie aussi. S'ils s'apitoyaient véritablement sur les enfants, nous l'aurions vu pendant le processus de résolution, mais nous ne l'avons pas vu".