AA / Istanbul (Turquie)/ İsmail Özdemir, Çiğdem Pala
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a présenté, samedi, lors d’une conversation téléphonique, ses condoléances au père du petit réfugié syrien Aylan Kurdi, mort noyé et dont la photo du corps échoué sur une plage turque a ébranlé le monde.
Erdogan a exprimé à Abdullah Kurdi ses sincères sentiments de tristesse et de compassion, affirmant que « les deux enfants [Aylan et son frère Galip, morts noyés] sont également nos enfants, et leur mère est notre sœur », a-t-on appris auprès de sources à la présidence turque.
« Si seulement vous n’aviez pas embarqué, et étiez nos invités », a regretté le président turc en s’adressant au père d’Aylan qui a perdu sa femme et ses deux enfants dans une tentative de traversée clandestine vers l’Europe pour fuir la guerre en Syrie.
Abdullah Kurdi a pour sa part remercié Erdogan et toutes les personnes qui l’ont soutenu dans sa tragédie.
Le président turc a, par ailleurs, indiqué que son pays accueillera près d’un million de réfugiés syriens et irakiens, dont des Arabes, des Kurdes, des Turkmènes et des Yézidis, réaffirmant la poursuite des aides accordées à Kobané (Aïn el-Arab), ville syrienne dont est originaire la famille du petit Aylan.
Les gardes-côtes turcs ont découvert, mercredi, le corps du petit Aylan et de onze autres personnes, dont son frère Galip (5 ans) et leur mère Rayhana (27 ans), rejetés par la mer sur une plage de Bodrum après le naufrage de l’embarcation qui devait les conduire vers la Grèce.