AA - Ankara - Naz Altinsoy - Lorène Barillot
Le Premier ministre turc a critiqué les députés des partis de l’opposition lors de son meeting électoral du jeudi 20 mars à Sakarya (ville dans la région de Marmara).
“Il faut du courage, de l'audace. Ils sont présents pour atteindre le nombre requis pour la session mais ils se sont tous enfuis lors du vote", a déclaré Recep Tayyip Erdoğan en faisant allusion à la session extraordinaire de la veille au parlement prévue pour débattre des accusations portées contre quatre anciens ministres alors que le débat de ces accusations a été rejeté par 259 voix contre 158.
Il a affirmé que les ministres en question désiraient l’établissement d’une commission d’enquête pour s’acquitter, qu’ils voulaient que des réponses soient apportées à toutes les questions, et que rien ne soit dissimulé.
Le Premier ministre a dénoncé le "vol de la souveraineté nationale" par les montages et les diffamations en attestant que les pièges tendus ne pourraient pas arrêter le Parti pour la justice et le développement (AKP).
Le Premier ministre a déclaré que le peuple n’avait pas tenu compte des manifestations de Gezi et des accusations du 17 décembre organisés pour renverser l’AKP.
Il a ajouté que la réponse des urnes du 30 mars serait sans pareille.
“Le peuple se révolte contre cette politique répugnante. Le peuple se révolte contre la politique de cassettes, de diffamation, de montage. Le peuple se révolte contre ceux qui se moquent de la religion, ceux qui essayent de créer un ordre à part au sein de l’Etat, une religion parallèle dans la religion", a annoncé Recep Tayyip Erdoğan.
Il a critiqué le discours de Fetullah Gülen, à la tête du Mouvement "Hizmet", qui affirme avoir choisi l’isolement alors qu'il dirige "des holdings, des sociétés et des milliards de dollars" et qu’il intervient sur toutes les questions concernant la Turquie, du sport aux affectations des fonctionnaires.
“Il y a une attaque de la Pennsylvanie contre la Turquie, contre notre Etat, notre nation, notre sécurité nationale. Il est inacceptable qu’un Premier ministre, qu’un Président de la République, que les ministres soient mis sur écoute”, a redit le Premier ministre turc en dénonçant l’espionnage dont il a été victime.
Il a exhorté les membres du mouvement "Hizmet" à demander pourquoi Gülen n'éprouvait pas de peine pour les musulmans tués dans les conflits, telle Asma, la jeune femme égyptienne tuée récemment.