Mümin Altaş,Tuncay Çakmak
08 Janvier 2018•Mise à jour: 09 Janvier 2018
AA - Ankara - Tuncay Çakmak
Le vice-Premier ministre et porte-parole du gouvernement turc, Bekir Bozdag, a annoncé que le gouvernement prévoit de prolonger «encore une fois» l’état d’urgence.
Bozdag a tenu, lundi, une conférence de presse après la réunion du Conseil des Ministres, présidé par le Chef de l’Etat, Recep Tayyip Erdogan.
Il a répondu aux questions des journalistes, notamment au sujet de l’état d’urgence, dont la validité arrive bientôt à échéance.
L'état d'urgence sera prolongé encore une fois, a-t-il fait savoir. "La prolongation de l'état d'urgence sera discutée lors de la prochaine réunion du Conseil de Sécurité Nationale, puis de la réunion du Cabinet. Une fois débattue au Parlement, elle entrera en vigueur."
Le vice-Premier ministre a également été interrogé sur les déclarations de Devlet Bahceli, président du Parti d’Action Nationaliste (MHP-opposition), lundi, concernant les élections de 2019.
Ce dernier a annoncé que son parti ne présentera pas de candidat à la présidentielle de l’an prochain, ajoutant qu'il soutiendra la candidature du président de la République actuel, Recep Tayyip Erdogan, dans le cadre d’une alliance qui sera officiellement engagée entre les deux formations politiques.
"Les déclarations de Bahceli, soutenant notre Président pour les élections de 2019, sont satisfaisantes. C’est une décision du MHP que nous respectons, il n’est pas de notre devoir de la commenter. Bahceli est un leader respecté de la vie politique turque, il ne joue pas de double-jeu, il fait ce qu’il dit.", a-t-il dit.
Bozdag a ensuite commenté la décision de la justice grecque, qui a décidé de remettre en garde à vue le soldat turc, putschiste, dont la demande d’asile avait été accordée avant que le gouvernement face appel de la décision.
"Nous sommes satisfaits de cette évolution. Mais nous le répétons, nous attendons que les huit soldats putschistes réfugiés en Grèce soient extradés au plus vite", a-t-il commenté.
Enfin, le porte-parole du gouvernement a une nouvelle fois été interpellé au sujet du procès de Hakan Atilla, ancien dirigeant de la banque turque Halkbank, jugé et condamné aux Etats-Unis pour "violation de l’embargo américain sur l’Iran".
"C’est un procès purement politique", a-t-il affirmé. "Le procureur et le juge sont connus pour avoir eu des contacts avec l’organisation terroriste FETO, auteure du coup d’Etat repoussé du 15 juillet 2016."
"Il s'agit d'une tentative impliquant FETO, la CIA, le FBI et certains éléments de la justice américaine, et qui vise à réaliser, à travers la justice américaine, ce qui n'a pas été atteint lors du complot juridique du 17-25 décembre 2013 en Turquie", a-t-il conclu.