Bilal Müftüoğlu
02 Décembre 2015•Mise à jour: 03 Décembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
Trois mosquées ont été fermées en France en une semaine dans le cadre de l'état d'urgence, a annoncé mercredi le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
Dans le cadre des mesures exceptionnelles autorisées, la police française a mené des opérations contre les imams considérés par Cazeneuve comme étant des "prêcheurs de haine" ou encore des "pseudo-imams autoproclamés" et contre les "pseudo-associations cultuelles appelant à la haine". La police a ainsi fermé trois mosquées, dans la ville de Lyon mais aussi dans deux communes de la région parisienne comme Gennevilliers et Lagny-sur-Marne.
La fermeture de ces mosquées a été motivée par leur "radicalisation islamiste", a affirmé Cazeneuve, dans sa déclaration depuis l'Hôtel de Beauvau. Le ministère a fait savoir que la police a saisi lors des ces perquisitions, un révolver 9 mm chez un individu, des divers "documents sur le Djihad", un disque dur dissimulé ainsi que 10 ordinateurs chez le président de l’une des trois pseudo-associations cultuelles concernées.
La décision de fermeture des mosquées restera en vigueur jusqu'à la fin de l'état d'urgence, prolongé pendant trois mois, tandis que la dissolution des associations est définitive, a précisé le ministre. Les fermetures de mosquées "pour motif de radicalisation" n’avaient jamais été prises auparavant, par aucun Gouvernement, y compris en 2005 pendant l’état d’urgence, a-t-il ajouté.
D'autre part, le ministre a fait savoir que la police a procédé à 2235 perquisitions administratives [sans autorisation judiciaire préalable] depuis le début de l'état d'urgence, résultant par 263 interpellations et 232 gardes à vue et l'ouverture de 346 procédures. La police a aussi saisi 334 armes, dont 145 armes longues et 34 armes de guerre lors de ces perquisitions.
Par ailleurs, 26 activistes ont été assignés à résidence pour la durée de la conférence de Paris sur le climat (COP 21), notamment suite à leurs actes contre le sommet, a fait savoir le ministre. Ces personnes étaient connues des services de police, selon Cazeneuve, pour leur participation antérieure à des "manifestations violentes ayant gravement troublé l’ordre public".