Safwene Grira
18 Novembre 2015•Mise à jour: 19 Novembre 2015
AA/ N'Djamena/ Mahamat Ramadane
Les députés tchadiens ont prolongé de quatre mois, mercredi, l'état d'urgence dans la région du Lac, marquée par les assauts répétitifs du groupe armé Boko Haram, a appris Anadolu de source officielle.
Un rapport du Gouvernement portant sur la prolongation d'une période initiale de 12 jours instituée le 9 novembre, a été examiné et adopté à l'unanimité par les députés de l'Assemblée Nationale.
La première période s'est avérée "insuffisante", "vu l'ampleur de la mission" et "le mode opératoire de ces terroristes", a justifié le Ministre de la sécurité publique et de l’émigration, Ahmat Mahamat Bachir devant le groupe parlementaire chargé de défense et de la sécurité.
L'état d’urgence permet notamment au gouverneur de la région du Lac d’interdire la circulation des personnes et des véhicules à certaines heures, d'ordonner des perquisitions de jour comme de nuit, selon la loi tchadienne.
La région du Lac est la zone la plus exposée aux attaques du groupe armé Boko Haram, actif par ailleurs, au Niger, au Nigéria et au Cameroun.
Depuis le début de l'année, les quatre armées mènent des actions concertées pour éradiquer ce groupe, présent depuis quelques années, mais qui ne cesse de prendre de l'ampleur.
Plus de 10.000 hommes d'une Force Multinationale Mixte (FMM), regroupant ces pays avec le Bénin, restent toutefois en attente de déploiement.