AA - La Haye - Nur Gülsoy
L'équipe juridique de la fondation turque d'aide et de secours humanitaire (IHH) a déposé une lettre d'objection à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) qui met fin à son enquête sur l'affaire de Mavi Marmara.
En mai 2010, des commandos israéliens avaient tué huit ressortissants turcs – et un citoyen américain d'origine turque – lorsqu'ils avaient attaqué le Mavi Marmara dans les eaux internationales.
Au début du mois de mai 2014, une dixième victime de nationalité turque avait succombé à ses blessures.
La CPI avait annoncé, le 6 novembre, qu'elle n'enquêtera plus sur l'incident maritime entre les activistes pro-palestiniens et les forces israéliennes en raison du caractère pas "suffisamment grave" de l'incident.
Ramazan Ariturk, Gulden Sonmez, Burak Turan, Cihat Gokdemir, Geoffrey Nice, Rodney Dixon et Hakan Camuz, composant l'équipe de l'IHH, ont déposé la lettre, jeudi.
S'exprimant à travers les avocats, Ramazan Ariturk a fait savoir que les instances décisionnaires évalueront la demande, et a rappelé que pour le procureur de la CPI aussi, cette attaque enfreignait le droit international et relevait d'une violation des droits.
"Mais il a été dit que peu de gens avaient péri, a dit Ariturk. La CPI a ses propres décisions, sur le Soudan. Elle avait décidé de juger le président soudanais pour un incident qui avait fait onze morts. Or avec Mavi Marmara, nous parlons d'un procès affectant un navire dont 50 passagers ont été blessés et 10 autres ont péri. Si on compare les deux cas, (...) nous trouvons contraire à la loi que l'affaire [Mavi Marmara] ne fasse pas objet d'enquête."