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Orhan Gencebay et Brian Keane, principales sources d'inspirations pour le musicien Omar Faruk Tekbilek

- L'artiste ira à la rencontre du public avec son "Ensemble With String Quartet" le 1er décembre au Centre culturel Atatürk (AKM) à Istanbul et le 3 décembre au "CSO ADA" à Ankara,

Aişe Hümeyra Akgün, Fatih Türkyılmaz  | 26.11.2024 - Mıse À Jour : 28.11.2024
Orhan Gencebay et Brian Keane, principales sources d'inspirations pour le musicien Omar Faruk Tekbilek

Istanbul

AA / Istanbul / Aise Hümeyra Akgün


Le musicien et artiste Omar Faruk Tekbilek a déclaré avoir été inspiré par de nombreux musiciens tout au long de sa vie artistique.

L'artiste, qui ira à la rencontre du public avec son "Ensemble With String Quartet" le 1er décembre au Centre culturel Atatürk (AKM) à Istanbul et le 3 décembre au "CSO ADA" à Ankara, a accordé une interview à l'Agence Anadolu (AA).

Tekbilek, qui peut utiliser de nombreux instruments tels que le baglama, le ney, la darbuka, la zurna et le bendir à un niveau virtuose, mélange différentes cultures en construisant un pont entre la musique traditionnelle turque et la musique du monde.

"Je peux citer de nombreux maîtres qui m'ont beaucoup apporté sur le plan musical et philosophique. Je peux citer Aka Gündüz Kutbay, Burhan Tonguç, Ismet Siral et de nombreux maîtres américains du jazz".


- "Dans la musique instrumentale, chacun peut imaginer les paroles qu'il veut et les faire siennes"

L'artiste indique que sa collaboration avec le musicien Brian Keane a influencé son art, rappelant qu'ils ont sorti ensemble l'album « Suleiman the Magnificent ».

Omar Faruk Tekbilek explique qu'ils ont réalisé cet album pour un documentaire et une exposition de musique sur la vie de l'empereur ottoman Soliman le Magnifique.

"Préparer la musique de différentes géographies requise par ce film nous a permis de comprendre que le côté commun universel de la musique est constitué de 4 types de musique. Le premier est la musique spirituelle, le deuxième est la musique romantique, le troisième est la musique folklorique et le quatrième est la musique populaire. Nous avons obtenu le même intérêt et le même succès en utilisant le même format dans nos travaux ultérieurs", dit-il.

Il affirme avoir compris très tôt que la musique instrumentale était plus efficace que la musique parlée.

"Je pense que le fait que la musique parlée ne s'adresse qu'à ceux qui peuvent parler cette langue limite la dimension universelle de la musique. Dans la musique instrumentale, chacun peut imaginer les paroles qu'il veut et s'approprier la musique".


- "Notre musique est la plus riche au monde en termes de mélodies et de rythmes »

Tekbilek souligne que de nombreux grands musiciens ont occupé une place importante dans sa vie artistique.

"Il y a deux grands personnages et musiciens dans ma vie. Le premier est Orhan Gencebay, qui m'a pris sous son aile et a partagé ses expériences musicales avec moi à Istanbul, où je suis arrivé très jeune. L'autre est Brian Keane. Ils sont ma principale source d'inspiration. Bien sûr, à part eux, je peux citer de nombreux autres maîtres qui m'ont beaucoup apporté sur le plan musical et philosophique. Je peux citer Aka Gündüz Kutbay, Burhan Tonguç, Ismet Siral et de nombreux maîtres américains du jazz".

L'artiste tient à évoquer l'importance de la musique turque : "Notre musique est la plus riche au monde en termes de mélodies et de rythmes, même si elle est monophonique, car elle est née dans une région qui a été le berceau de dizaines de civilisations tout au long de l'histoire. C'est une tâche très importante pour chaque musicien de prendre conscience de cette valeur et de présenter cette culture précieuse au monde entier avec une compréhension moderne. Je suis conscient que j'accomplis cette tâche avec amour et en y ajoutant ma propre âme, et je continue à produire de nouvelles choses. Si Dieu le veut, je continuerai jusqu'à mon dernier souffle".


- "Ce qui m'enthousiasme, c'est la rencontre avec les habitants de mon cher pays"

"Nous aurons deux concerts, le premier à l'AKM d'Istanbul le dimanche 1er décembre et le 2ème au CSO ADA d'Ankara le mardi 3 décembre. Ces deux salles comptent parmi les centres artistiques les plus précieux de notre pays. Nous sommes très heureux et enthousiastes à l'idée de donner ces concerts dans mon propre pays après une longue interruption. Comme d'habitude, nous présenterons les musiques les plus populaires de quatre genres différents, sélectionnées dans mes albums, ainsi que des exemples de nos nouvelles productions. Pour la première fois en Türkiye, en plus de mon propre groupe, un orchestre à cordes de 4 musiciens et une basse acoustique ajouteront un sens plus profond à notre musique", partage-t-il.

L'artiste aime rencontrer son public après les concerts.

"Ce qui m'enthousiasme également, c'est de rencontrer les habitants de mon pays bien-aimé après les concerts. J'y dédicacerai mes deux albums et mon nouveau livre biographique intitulé « Nefes-Breath », qui est présenté en turc et en anglais et qui raconte ma vie à l'aide de nombreuses photographies artistiques".

L'artiste, qui vit aux États-Unis depuis 45 ans avec ses enfants et ses petits-enfants et qui travaille depuis un certain temps à Adana, la ville natale de son père, conclut ainsi : "Je souhaite partager ce que j'ai accumulé dans ma vie artistique avec mon pays et surtout avec les jeunes."


* Traduit du turc Tuncay Çakmak

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