Meltem Bulur,Ayşe Betül Gedikoğlu
26 Octobre 2016•Mise à jour: 26 Octobre 2016
AA - Ankara - Ayse Betul Gedikoglu
" La ville syrienne de Raqqa, comme toutes les autres villes syriennes, doit être débarrassée de l’organisation terroriste de Daech, par le biais des forces locales", a déclaré, mercredi, le ministre turc des chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, en insistant sur le fait que le YPG et le PKK ne font pas parties de ces forces locales.
Cavusoglu et son homologue albanais, Ditmir Bushati ont animé une conférence de presse, mercredi, à Ankara, à la suite de leurs entretiens à Ankara.
Le ministre turc a remercié le gouvernement et le peuple albanais pour le soutien qu’ils ont affiché à la suite de la tentative de coup d’Etat du 15 juillet, menée par les membres de l’organisation terroriste de FETO, en Turquie.
Cavusoglu a affirmé s'etre mis d'accord avec Bushati d'améliorer les relations entre la Turquie et l’Albanie et de les élever à un niveau de coopération stratégique.
De plus, il a fait remarquer que les relations économiques sont notamment très fortes entre les deux pays, rappelant que le volume des échanges commerciaux s'élève à 300 millions de dollars.
Cavusoglu a souligné, au sujet de l’opération de Mossoul, la "nécessité d'empêcher les conflits confessionnels qui peuvent naitre à la suite de la libération" de cette ville.
"Raqqa est la capitale de Daech en Syrie, comme l’est Mossoul en Irak", a déclaré Cavusoglu, avant d'ajouter : «La ville syrienne de Raqqa, comme toutes les autres villes syriennes, doit être débarrassée de l’organisation terroriste Daech, par les forces locales.»
"Mais si vous estimez que le PKK et le YPG font partie des forces locales, la Turquie ne participera pas à cette opération. Ces organisations ne peuvent pas être des forces locales», a-t-il encore dit.
"A l’instar de certains milices chiites du sud, qui ne sont pas considérés comme des forces locales dans le cadre de l’opération de Mossoul, les terroristes du YPG-PKK ne peuvent pas être considérés comme des forces locales dans l’opération de Raqqa en Syrie», a-t-il martelé.
Cavusoglu a, par ailleurs, annoncé que la Turquie attend l’arrivée d’une délégation irakienne pour discuter des tensions entre Ankara et Bagdad concernant la présence de soldats turcs dans le camp de Baachika près de Mossoul.
"Nous n’avons pas pour objectif de créer de la tension. Nous respectons l’intégrité territoriale de l’Irak plus que tout le monde. Mais nous avons des difficultés à comprendre leur position concernant les activités de notre camps. Nous espérons pouvoir régler ce sujet avec l’Irak »,a-t-il conclu.