Hafal Dekmak
26 Octobre 2016•Mise à jour: 27 Octobre 2016
AA / Ankara / Correspondants
La sécurité de la Turquie est une "ligne rouge" à ne pas franchir, a déclaré, mercredi, le ministre soudanais des Affaires étrangères Ibrahim Ghandour, actuellement en visite à Ankara.
C’est dans ce contexte, a-t-il indiqué, que Khartoum avait fermé des écoles appartenant à Fethullah Gülen, chef du FETO et commanditaire du coup d’Etat déjoué en Turquie à la mi-juillet dernier.
Ces écoles ont été placées sous la tutelle du gouvernement soudanais qui décidera de la gestion de ces établissements, a précisé Ghandour, lors d’une conférence de presse conjointe, animée à Ankara, avec son homologue turc Mevlut Cavusoglu.
Une délégation du ministère turc de l’Education devra se rendre, prochainement, au Soudan pour discuter de cette affaire, a-t-il annoncé.
Le ministre soudanais a tenu à rappeler que son pays avait demandé aux "personnes ayant des liens avec le FETO de quitter le Soudan et que cela a été fait".
Ghandour s’est également félicité des excellentes relations politiques établies entre les deux pays, souhaitant développer davantage l’aspect économique et profiter du savoir-faire turc.
Les relations turco-soudanaises se sont développées depuis l’ascension au pouvoir, en 2002, du Parti de la Justice et du Développement (AKP).
Les investissements turcs au Soudan ont, ainsi, doublé pour se hisser à 2 hauteur de milliards de dollars. Quant au volume des échanges commerciaux, il est estimé à 400 millions de dollars.
EZ