AA/ Erbil / Imra Aoroulmaz
Le gouvernement de la région autonome du Kurdistan cherche à étendre les pipelines de transport de gaz et de pétrole vers l'Iran, a souligné mercredi, un responsable irakien.
Ce plan d’extension des pipelines est survenu suite à la crise qui a opposé la région autonome du Kurdistan au gouvernement central de Bagdad quant aux livraisons du pétrole vers le territoire turc.
Le premier pipeline devrait transporter le pétrole brut à l'Iran tandis que la seconde ligne devrait transporter le gaz de l'Iran vers le Kurdistan irakien. L'Iran contribuera également à ce projet d'extension et des délégations des deux pays effectueront des visites de travail afin de réaliser le projet, selon les informations recueillies par le correspondant de Anadolu.
Le Kurdistan irakien exporte actuellement le pétrole vers l'Iran à travers trois portes frontalières, à savoir Haji Imran, Pashmak et Pervezhan. 5000 camions avec une capacité de 25 tonnes/camion effectuent cette opération. Le gouvernement du Kurdistan cherche à transporter le pétrole par pipeline pour minimiser les couts.
Les deux parties ont entamé des négociations en 2013, au terme desquelles l'Iran et le Kurdistan irakien doivent déterminer les quantités de gaz et du pétrole à importer ou à exporter, a indiqué, à Anadolu, le directeur général des relations entre la région kurde de l'Irak et l'Iran, Abdullah Akri.
La région autonome du Kurdistan continue depuis janvier à envoyer des expéditions de pétrole en Turquie, en l'absence de l'approbation du gouvernement central à Bagdad. Une quantité de deux millions de barils de pétrole a été stockée dans les entrepôts de la ville turque de Ceyhan.
La position du gouvernement de Bagdad demeure ambigüe quant à ce projet avec l’Iran.