Turquie

La Turquie est incontournable pour le transport, sûr et économique, du gaz en Méditerranée orientale

Le chef d'État turc a mis l'accent sur l'importance de l'énergie nucléaire, rappelant que la Turquie a signé des accords avec la Russie et le Japon pour la construction de deux centrales nucléaires

Andaç Hongur,Nur Asena GÜLSOY   | 10.10.2016
La Turquie est incontournable pour le transport, sûr et économique, du gaz en Méditerranée orientale

Istanbul

AA – Istanbul – Nur Gülsoy

"La Turquie est incontournable pour le transport, sûr et économique, du gaz en Méditerranée orientale", a déclaré, lundi, le président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan.

Le président turc a prononcé le discours d'ouverture du 23ème Congrès Mondial de l'Énergie, lundi, à Istanbul.

Rappelant que son pays est énergétiquement dépendant, Erdogan a fait remarquer que la Turquie a enregistré «une croissance supérieure à la moyenne mondiale, «ces 14 dernières années, d'où l'augmentation de la demande énergétique, entre 6% et 8% par an.»

Mettant en exergue la position géographique et les capacités de son pays, Erdogan a insisté sur le fait que "la Turquie est incontournable pour le transport, sûr et économique, du gaz naturel en Méditerranée orientale.»

Pour que la Turquie puisse devenir un centre de commerce gazier et énergétique, «nous envisageons de réaliser d'importants investissements à la fin 2016 et en 2017", a dit Erdogan.

"Nous allons assurer l'ensemble des mesures nécessaires pour devenir un allié sûr des pays de la région dans la commercialisation du gaz", a-t-il affirmé dans ce cadre.

Le président a indiqué qu'en Turquie, il existe un potentiel important d'investissements dans tous les domaines liés à l'énergie.

«C'est pourquoi nous appelons toutes les compagnies d'énergie à investir dans notre pays. Aucune partie qui a fait confiance et qui a investi en Turquie ne l'a regretté et ne le regrettera à l'avenir», a-t-il insisté.

Le chef d'État turc a mis l'accent, également, sur l'importance que revêt l'énergie nucléaire. Il a rappelé, à ce propos, que la Turquie a signé des accords avec la Russie et le Japon pour la construction de deux centrales nucléaires.

«Nous voulons désormais mettre sur pied un troisième projet de centrale nucléaire. Notre objectif est d'assurer, dans les années à venir, 10% de notre production électrique grâce aux centrales nucléaires», a-t-il poursuivi.

Erdogan a évoqué, par ailleurs, l'approche adoptée par Ankara à l'égard de l'Afrique, rappelant que la Turquie "ne charrie pas la honte du colonialisme".

"Notre orientation vers l'Afrique n'est pas motivée par les ressources naturelles, humaines ou par d'autres intérêts", a-t-il affirmé, rappelant le passé commun de son pays avec le continent.

"Nos activités portent sur l'utilisation des moyens propres de l'Afrique, par les Africains eux-mêmes. C'est pourquoi, durant notre présidence au G20 en 2015, nous avons évoqué une croissance durable, solide, équilibrée et d'envergure", a fait observer le président turc.

Sur un autre plan, le président turc a souligné "Comme elle le fait sur son territoire, la Turquie dispose du droit de combattre le terrorisme en Syrie et en Irak, pays où se sont installées de nombreuses organisations terroristes. Ce n'est point un choix, mais plutôt une obligation".

"Le terrorisme constitue aussi une menace pour le transport des ressources énergétiques et la région doit être débarrassée des organisations terroristes", a conclu le président turc.

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