AA/Desk/Esma Ben Said
La fièvre Ebola qui a fait 8.626 morts depuis son apparition il y a un an en Afrique de l’Ouest, connait désormais un "net ralentissement" en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone, les trois pays les plus touchés, selon un communiqué de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
Au Libéria, le déclin est en effet "radical" où huit cas ont été enregistrés la semaine passée, contre des pics de 300 nouveaux cas par semaine en septembre dernier par exemple, d'après le document de l'agence onusienne, publié mercredi soir.
La Sierra Leone a enregistré, la semaine passée, 117 cas détectés contre 184 cas la semaine d’avant. En Guinée, 20 cas ont été signalés contre 45, soit 145 cas au total pour les trois pays largement concernés par la maladie.
Au total, le nombre des cas enregistrés de personnes atteintes du virus a atteint 21.689 en date du 18 janvier, selon l'OMD.
Ce déclin a été possible grâce à la mobilisation internationale qui a permis aux trois Etats ouest-africains d'avoir les "capacités suffisantes pour isoler et traiter les patients" relève l'organisation onusienne qui précise que tous ces pays ont aussi "les capacités suffisantes pour enterrer toutes les personnes mortes d'Ebola".
Signe de ce net recul des cas confirmés : la réouverture, lundi, des écoles guinéennes, fermées par précaution pendant 3 mois et demi, selon un communiqué officiel gouvernemental.
Même si les établissements ont enregistré un faible taux d'affluence pour cette "rentrée" (15%), le corps enseignant reste optimiste pour les prochaines semaines, selon les propos recueillis par Anadolu.
Le Mali, qui avait enregistré six décès dûs au virus sur tout son territoire, est, depuis dimanche, officiellement "libéré" de l'épidémie, d'après le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, qui avait, dans un communiqué, "salué les efforts des acteurs nationaux et internationaux".