AA/Bangui/Pacôme Pabandji
Un nouveau vaccin injectable contre la poliomyélite a été lancé mardi en Centrafrique par le Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et le ministère de la Santé en RCA, selon un communiqué de l'institution onusienne.
Ce vaccin bénéficiera dans un premier temps à 150.000 enfants de moins d’un an, relève le même communiqué qui ajoute "le vaccin injectable, qui remplacera progressivement le vaccin oral utilisé jusque-là, est plus efficace et comporte moins de risques et est d'ailleurs, recommandé par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans le cadre du plan mondial d’éradication de la polio".
Le représentant de l’Unicef en Centrafrique, Mohammed Malick Fall a relevé lors de la cérémonie de lancement du nouveau vaccin: "notre objectif est de parvenir à vacciner au moins 150.000 enfants de moins d’un an chaque année".
Il a, en outre, appelé les leaders communautaires et les chefs religieux à s'impliquer dans la sensibilisation des parents quant à la nécessité de vacciner leurs enfants contre cette maladie.
Le responsable onusien a, enfin, précisé que l'introduction de ce vaccin injectable en RCA a été rendue possible grâce aux efforts conjugués de l'OMS qui a a apporté son assistance technique aussi bien pour la planification que pour la formation des agents de santé de l'Unicef, de l’Initiative Mondiale pour l’Eradication de la Polio (IMEP), des ONG et de la société civile".
La poliomyélite est une maladie virale qui touche principalement les enfants de moins de cinq ans et peut provoquer des paralysies irréversibles.
L'Afrique a célébré mercredi 12 août une année sans nouveau cas recensé de Poliomyélite, le dernier cas ayant été enregistré le 11 août 2014 en Somalie, pays frappé d'une grave épidémie depuis 2013, a annoncé l'OMS.
Cependant "une année ne saurait suffire à annoncer la fin de la polio. Il faut deux ans sans nouveau cas pour qu'une zone soit considérée comme totalement débarrassée de la maladie" a précisé l'OMS qui considère que la polio est éradiquée à 99% dans le monde.
En effet en 2012, 223 cas étaient rapportés contre 350 000 en 1988 et l'OMS ne recensait plus que trois pays d'endémie en 2013 : Afghanistan, Nigeria et Pakistan, alors qu'en 1988 ils étaient encore 125.