AA/ Bangui Sylvestre Krock
Une patiente de 14 ans a été placée en quarantaine, mercredi matin, à l'hôpital pédiatrique de Bangui, en attendant les résultats des analyses, prévus en soirée, après avoir présenté des symptômes d'infection au virus Ebola, a rapporté le correspondant d'Anadolu.
La jeune fille, ramenée de l’autre rive du fleuve Oubangu, tenant lieu de frontière fluviale entre la RCA et la RDC, saignait du nez et présentait des signes de fièvre, selon des sources à l'hôpital pédiatrique. Elle avait d’abord été conduite à l’hôpital Elisabeth Domitien de Bimbo, à la sortie sud de Bangui, avant d’être orientée vers le complexe pédiatrique.
Un mouvement de panique a été enregistré chez les mères d’enfants malades, hospitalisés dans le complexe pédiatrique de Bangui, selon des témoins. Plusieurs ont quitté l’hôpital en catastrophe pour regagner leurs domiciles avec leurs enfants.
Le personnel qui a reçu l'enfant, aussi bien à l’hôpital Domitien qu’au complexe pédiatrique, a été identifié et placé en quarantaine, d'après la ministre de la Santé publique, Marguerite Samba Maléavo, qui s'est déplacée au complexe pédiatrique.
« Le tableau clinique présenté par cet enfant peut être causé par une infection ou par autre chose qu’Ebola. Mais, comme nous sommes dans un contexte d’Ebola, nous restons vigilents. C’est pour cela que nous isolons cette catégorie de patients pour des examens." a déclaré la ministre «Je dis à la population de rester sereine, de ne pas paniquer. On n’a pas encore notifié de cas d’Ebola dans notre pays. Nous continuons la surveillance épidémiologique»
En attendant les résultats des analyses à l’institut Pasteur de Bangui, prévus en soirée, la ministre a demandé aux parents de ramener les enfants malades à l’hôpital.
« Nous demandons aux mères d’enfants qui ont paniqué ce matin et qui sont rentrées avec leurs enfants à la maison de les ramener au complexe pédiatrique pour qu’ils soient correctement pris en charge» a déclaré Maléavo.
La RCA est sous psychose depuis l’annonce de cas d’Ebola dans l’Equateur, la région congolaise que sépare uniquement la rivière Oubangui de la capitale centrafricaine.
Dans le cadre d’un plan de contingence, le gouvernement centrafricain a, d’ores et déjà, pris des dispositions pour assurer la surveillance de cette frontière fluviale où 29 postes de contrôle sont prévus. Les 71 millions de FCFA (plus de 142.000 dollars USD), affectés à cette opération, attendent, toutefois, d’être décaissés par le Trésor Public.
