AA/ Bamako/ Fatouma Harber
Un quatrième cas d'Ebola a succombé, jeudi soir, à l'épidémie de la fièvre hémorragique, a informé Gabriel Touré, porte-parole de l'hôpital Adama Traoré à Bamako, dans une déclaration à Anadolu.
La petite fille qui venait d'un centre d'isolement de Djicoroni Para, dans la capitale malienne, mis en place après le décès d'un infirmier à la clinique Pasteur des suites d'Ebola, avait été testée positive.
"Aucune mesure particulière de prise en charge n'a été mise en place dans cet hôpital par l'Etat pour endiguer la propagation de l'épidémie." a regretté le porte-parole, alors que le ministère de la santé malien n'a pas encore réagi.
Il s'agit de la quatrième mort enregistrée des suites de la fièvre hémorragique en moins de trois semaines. Un infirmier de la clinique Pasteur à Bamako avait succombé, mardi, à la fièvre hémorragique après avoir été en contact, fin octobre, avec un malade venu de la Guinée voisine. lui-même décédé, avait alors informé des sources médicales.
Lundi, la mise en quarantaine de près de 25 personnes, en contact avec un premier cas signalé fin octobre, avait pourtant été levée, leur période d'incubation ayant expiré sans qu'aucun cas n'ait été signalé.
Une fillette de deux ans venue de Guinée et décédée le 24 octobre avait été le premier cas d'Ebola diagnostiqué dans ce pays jusque là épargné par la fièvre hémorragique qui sévit particulièrement en Guinée, Libéria et Sierra Leone qui ont enregistré, au total, 5147 morts sur 14 068 cas, selon un dernier bilan de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS), rendu public mercredi soir.