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Burundi: Kira Hospital, voie du salut pour des milliers de malades africains

Le "Kira hospital" de Bujumbura est prisé des locaux et des ressortissants de pays voisins tels le Rwanda ou la Tanzanie. (initiateurs du projet)

15.04.2015
Burundi: Kira Hospital, voie du salut pour des milliers de malades africains

AA/Bujumbura/Ndabashinze Rénovat

"Kira Hospital", le nouvel hôpital, tout récemment, inauguré au Burundi porte bien son nom puisqu'en Kirundi (langue bantoue locale), Gukira signifie "guérir".

 La nouvelle infrastructure hospitalière se veut, en effet, être, ce rayon de soleil qui illuminera le quotidien de centaines de Burundais qui se retrouvaient, faute des infrastructures et du matériel médical nécessaires, obligé de se déplacer à l’étranger pour se soigner. 

Cette structure sanitaire moderne édifiée grâce à l’initiative d’un groupe de médecins burundais, au concours de deux entreprises suisses (Suiss Made International qui détient 40% du capital et Lamelec qui en détient 20 %) et à celui d’une société d’assurance burundaise, la Socabu (20% du capital, les 20% restant étant financés par des opérateurs privés et des médecins), se présente "comme une voie du salut pour des milliers de Burundais qui ne seront désormais plus obligés de partir se faire soigner à l’étranger", a précisé à Anadolu Christophe Sahabo, ophtalmologue burundais et un des initiateurs du projet. 

Il avait déclaré en juillet 2011 à l'occasion du lancement du projet que l’objectif de celui-ci était "d’épargner à des centaines de Burundais les frais et les peines de déplacements à l’étranger pour se faire soigner" précisant que "ce sont environ une centaine de Burundais qui partent chaque mois se faire soigner à l’étranger".

L’Inde, la France, l'Allemagne, l'Egypte, la Belgique, l'Angleterre, les Etats-Unis et le Soudan sont les principales destinations médicales des Burundais, précise-t-il.

Pour le Dr. Christophe Sahabo, beaucoup de Burundais se retrouvent obligé de partir se soigner à l’étranger à cause, principalement, du manque d’équipements médicaux modernes et de médecins spécialisées.

A ce propos, l’association "Bon Samaritain" d’aide et d’assistance aux enfants malades fait état de quelques 70 enfants envoyés durant le dernier mois (mars) pour recevoir des soins à l’étranger.

Alexis Butoyi, représentant légal de l’association, a précisé à Anadolu que ces enfants doivent, pour la plupart, subir une chirurgie cardiaque ou souffrent de tumeurs cérébrales ou d'hydrocéphalie.

 Il ajoute que "même pour les enfants pris en charge par l’association pour qui les soins et les frais de séjour sont gratuits, les parents sont appelés à subvenir à d'autres frais qui varient selon l'âge de l'enfant et la destination, entre 1800 et 2400 dollars voire plus".

Butoyi cite, entre autres dépenses, le passeport qui coûte environ 140 dollars, le visa et le billet d'avion et souligne que ces charges s'avèrent particulièrement lourdes dans un pays où le revenu national annuel par habitant se situe aux environs de 266 dollars (selon les données du ministère burundais des Finances).

A la lumière de ces évènements, le Dr. Christophe Sahabo estime que Kira Hospital permettra, dans une large mesure, d'apporter une réponse au problème soulignant que celui a été doté de services de cardiologie, de radiologie (imagerie médicale), de cancérologie, de coeliochirurgie, d’anatomopathologie,  de neurochirurgie,  d'allergologie,  de chirurgie viscérale et orthopédique ainsi que de compétences médicales locales. Il cite, à ce propos, onze médecins spécialistes qui y exerceront à temps plein et dix médecins spécialistes qui le feront à temps partiel. 

Dr Sahaho pense, en outre, qu’ainsi doté l’hopital ne manquera pas de brasser, également, des ressortissants de pays voisins notamment des Rwandais, des Tanzaniens et des Congolais.

 Alexis Minani, 50 ans, habitant de la commune Bwiza dans la ville de Bujumbura, confie à Anadolu avoir déboursé plus de 300 dollars pour diagnostiquer la maladie dont il souffre, une peine vaine a-t-il ajouté "étant donné le manque d’équipements appropriés pour ce faire". Alexis demeure toutefois optimiste et espère trouver une fin à ses peines dans le nouvel établissement hospitalier " Kira Hospital". 

Le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, avait déclaré en marge de l'inauguration de Kira Hospital, au début du mois de mars dernier, "l’évolution du système de santé n’a pas encore atteint le niveau escompté", fait qui incombe, selon lui, à "la faiblesse des équipements techniques, au manque de personnel soignant"

Construit sur 10.000 m2, dans la commune Kinindo, au sud de Bujumbura, Kira Hospital, aura dans un premier temps, une capacité d’accueil  de 120 lits, une 1ère au Burundi, étant donné que les autres établissements hopsitaliers ont une capacité moyenne de 50 lits.

Le Docteur Sahabo précise que d'ici trois ans, un trosième niveau sera édifié et la capacité d'accueil de l'Hôpital sera doublée.

 
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