Politique

Yémen : suspension des consultations entre le Conseil de transition du Sud et le gouvernement

- Le Conseil a accusé les forces gouvernementales d'avoir arrêté un certain nombre de ses dirigeants, dans le sud-est du pays

1 23   | 18.06.2021
Yémen : suspension des consultations entre le Conseil de transition du Sud et le gouvernement

Yemen

AA / Yémen

Le Conseil de transition du Sud au Yémen a annoncé, vendredi, la suspension de sa participation aux consultations sur la mise en œuvre de l'Accord de Riyad avec le gouvernement légitime, sur fond d'arrestation de certains de ses dirigeants dans le sud-est du pays.

Aucun commentaire n'a été émis du gouvernement yéménite, pour l'heure, quant au communiqué publié par Ali al-Kathiri, porte-parole du Conseil de transition, soutenu par les Émirats arabes unis.

Des consultations ont été lancées, il y a deux semaines, entre le gouvernement yéménite et le Conseil de transition du Sud dans la capitale saoudienne, Riyad, dans le but d'achever la mise en œuvre de l'Accord de Riyad sous les auspices du Royaume.

Al-Kathiri a accusé les forces gouvernementales d'avoir arrêté un certain nombre de dirigeants du Conseil de transition du Sud (STC), dont Jaafar Abou Bakr, le chef de la direction locale du conseil dans le gouvernorat d'Hadramaout (sud-est), et son adjoint, Hassan Saleh al-Amoudi.

Il a expliqué que l'arrestation a eu lieu alors que ces dirigeants passaient par un poste de contrôle militaire, dans le gouvernorat de Shabwa (sud), sous contrôle gouvernemental.

"Face à cet acte terroriste, nous annonçons la suspension de la participation de la délégation du Conseil de transition du Sud aux consultations sur la mise en œuvre de l'Accord de Riyad, tenant ces milices (forces gouvernementales) et leurs références dans le système de légitimité yéménite pour responsables des conséquences de ces actions", a-t-il lancé.

Le 5 novembre 2019, l'Accord de Riyad a été signé, sous le parrainage saoudien et le soutien de l'ONU, dans le but de résoudre les différends entre le gouvernement légitime et le Conseil de transition du Sud.

Parmi les dispositions les plus importantes de l'accord, figure la formation d'un gouvernement à parts égales entre le nord et le sud, auquel participera le Conseil de transition (formé le 18 décembre), en plus de la résolution de la situation militaire à Aden et dans d'autres régions. qui étaient l'arène des affrontements entre les deux parties, dont le gouvernorat d'Abyan (sud).

Il est à noter qu'aucun progrès significatif n'a été réalisé, jusqu'à ce jour, sur la question de la mise en œuvre du volet militaire de l'Accord de Riyad, notamment l'intégration de l'armée et des forces de sécurité du gouvernement et du Conseil de transition, sous la houlette des ministères de l'intérieur et de la défense.

Le Conseil de transition du Sud détient toujours le contrôle sécuritaire et militaire de la capitale intérimaire, Aden, depuis août 2019, en plus de certaines autres régions du sud.

Le retard dans la mise en œuvre du volet militaire de l'Accord de Riyad a restreint les déplacements du gouvernement vers son siège temporaire dans la ville d'Aden, selon des observateurs.

*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi

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