Bilal Müftüoğlu
19 Novembre 2015•Mise à jour: 20 Novembre 2015
AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France pourrait être la cible des attaques "chimiques" par des organisations terroristes, a affirmé le Premier ministre français Manuel Valls, après les attentats de Paris du 13 novembre.
"Il ne faut aujourd'hui rien exclure et je le dis avec toutes les précautions qui s'imposent, mais nous savons et nous l'avons à l'esprit, il peut y avoir aussi le risque d'armes chimiques et bactériologiques", a déclaré le chef de l'exécutif français, s'exprimant jeudi matin devant les députés à l'Assemblée nationale, où il a défendu le projet de loi prévoyant la prolongation de l'état d'urgence pendant trois mois.
Ce projet de loi, "c’est la réponse d’une France forte qui ne plie pas et ne pliera jamais", a affirmé Valls, cherchant le soutien des députés, dès lors qu'il faut une majorité de deux-tiers pour l'adoption du projet de loi.
Souhaitant des mesures "à la hauteur du choc" des attentats, Valls a indiqué ce projet de loi précise les contours de l’assignation à résidence pour en libérer tout le potentiel.
La police française pourrait ainsi procéder à des assignations à résidence, "pas seulement sur des activités dangereuses avérées, mais aussi menaces fondées sur éléments sérieux".
Estimant par ailleurs que la sécurité est "la première des libertés", Valls a assené que d'autres libertés pourront être "limitées", du moins "temporairement", par des mesures de sécurité.
Le projet de loi prévoit également de fermer rapidement, en quelques jours, des mosquées "salafistes radicales", a poursuivi Valls.
D'autre part, s'agissant des profils individuels radicalisés, Valls a fait savoir que 142 Français partis en Syrie sont morts, 588 autres y sont toujours, 247 en sont repartis.
Valls a souligné à cet égard la nécessité de "détecter les signes de radicalisation" chez les jeunes et d'"encadrer très strictement le retour en France de ceux partis faire le djihad".