Politique

Un gène derrière le vieillissement musculaire (Chercheurs)

C'est la répression du gène « Sprouty1 », présent dans les cellules musculaires, qui réduit la capacité de renouvellement de ces cellules

Nadia Al Chahed   | 19.12.2015
Un gène derrière le vieillissement musculaire (Chercheurs)

Tunis

AA/Tunis

Une équipe de chercheurs français vient d'identifier le mécanisme cellulaire à l'origine de la fonte musculaire des personnes âgées.

C'est la répression - croissante au fil des ans - du gène « Sprouty1 », présent dans ces cellules, qui altère le maintien de la masse musculaire, indique le site « Sciences et Avenir », en se référant à une récente étude menée par des chercheurs  de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

C'est inévitable, avec l'âge, nos muscles fondent. Un phénomène lié à l'épuisement progressif de la réserve de cellules souches chargées de maintenir notre masse de muscles constante, mais le mécanisme à l'origine de cette baisse du nombre de cellules souches musculaires demeurait inconnu jusqu'à la récente publication, rappelle le site.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont prélevé des cellules souches musculaires chez 7 personnes d'une vingtaine d'années et 14 personnes âgées d'environ 80 ans, précise la même source.

En étudiant les échantillons in vitro, ils se sont aperçus que les cellules âgées ne meurent pas plus vite que les jeunes et ne deviennent pas de moins en moins performantes en vieillissant.

Un constat qui leur a permis de conclure que chez les personnes âgées, la réserve de cellules souches musculaires- essentielle pour remplacer des cellules lorsqu'un muscle doit être régénéré ou réparé - a une capacité moindre à s'auto-renouveler.

Fait qui s’explique par le fait qu’en vieillissant, les cellules perdent leur capacité à rester en phase de repos : 12 % des cellules jeunes, contre seulement 3 à 5 % de celles issues des sujets âgés, entrent en phase de repos, révèle la même étude.

"Ainsi, à cause de l'inhibition progressive de Sprouty1 avec l'âge, de moins en moins de cellules souches musculaires entreraient en phase de repos, ce qui épuiserait notre réserve", explique à ce propos, Stéphanie Duguez, co-auteur de l’étude.

Pour les chercheurs, ces résultats ouvrent une nouvelle piste de recherche pour lutter contre le vieillissement musculaire ou soigner certaines myopathies (maladies neuro-musculaires) par injection de cellules souches.

"L'idée serait notamment de développer des molécules thérapeutiques capables d'empêcher la méthylation du gène Sprouty1", conclut Stéphanie Duguez.

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