Abduljabbar Aburas
25 Juin 2018•Mise à jour: 25 Juin 2018
AA/ Bruxelles
L'Union européenne a annoncé lundi des sanctions contre sept hauts responsables de l'armée et de la police du Myanmar pour leur implication dans des atrocités commises contre la minorité musulmane des Rohingyas.
"Les sept policiers et gardes-frontières seront confrontés à une interdiction de voyager et à un gel de leurs avoirs", a déclaré un communiqué des ministres des Affaires étrangères de l'UE.
Les sanctions ont été prises en raison de leurs violations des droits de l'homme, a noté le communiqué, faisant état de meurtres, de violences sexuelles, et de maisons de Rohingyas incendiées.
Plus tôt cette année, l'UE avait durci son interdiction de vendre au Myanmar des armes et des équipements pouvant être utilisés dans la répression.
Selon les données de l’Organisation des Nations Unies (ONU), environ 750 millemusulmans Rohingyas du Myanmar, dont 60 % sont des enfants, ont fui au Bangladesh, après une vague de répression lancée par les forces de sécurité birmanes le 25 août dernier. L’ONU, qui a déjà décrit les Rohingyas comme étant "la communauté la plus persécuté au monde", lors de leur répression en 2012, a qualifié cette répression de "nettoyage ethnique".
Au moins 9 mille Rohingyas ont été tués dans l'État d'Arakan au Myanmar entre 25 août et le 24 septembre 2017, selon Médecins sans frontières.