AA/ Téhéran / Zeynep Biçkioğlu
L’Iran a qualifié de «pas positif vers l’avenir» l’arrêt de l’opération «Tempête de fermeté» menée par la coalition arabe contre les Houthis au Yémen.
«Nous avons déjà dit que la crise au Yémen n’a pas de solution militaire. Cessez-le-feu et arrêter de tuer les innocents désarmés constituent un pas positif vers l’avenir», a déclaré la porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marzieh Afkham en réaction à l’annonce, par l’Arabie Saoudite, de la fin de l’opération militaire au Yémen.
«La priorité, durant cette phase, c’est d’acheminer rapidement l’aide humanitaire au Yémen», a-t-elle insisté, espérant que «le dialogue démarre entre toutes les parties pour la formation d’un gouvernement qui représente tous les Yéménites».
Dans le même sens, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif a écrit, sur son compte twitter : «Après les derniers développements positifs au Yémen, l’aide humanitaire doit parvenir d’urgence à ce pays, et le dialogue inter-yéménite doit commencer pour la formation d’un gouvernement inclusif. Nous sommes disposés à aider».
La coalition arabe menée par l’Arabie Saoudite a annoncé, mardi soir, la fin de l’opération «Tempête de fermeté», 27 jours après son lancement, et le début d’une nouvelle opération baptisée «Redonner l’espoir» en réponse à l’appel du «gouvernement provisoire » représenté par le président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi.
Cinq pays du Golfe ont participé à l’opération «Tempête de fermeté» à savoir l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, le Qatar, le Koweït et les Emirats Arabes Unis, ainsi que le Maroc, le Soudan, la Jordanie et l’Egypte. Les Etats-Unis avaient déclaré qu’ils apportaient une aide logistique et en renseignement.