Trump s’attend à ce qu’un accord avec l’Iran prenne forme le mois prochain
- « Nous devons conclure un accord, sinon ce sera très traumatique, très traumatique », a déclaré le président américain
Washington DC
AA / Washington / Michael Hernandez
Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’il s’attend à ce qu’un accord avec l’Iran prenne forme au cours du mois prochain, avertissant Téhéran que l’absence de consensus comporterait de graves risques.
Interrogé à la Maison-Blanche sur le calendrier envisagé pour la conclusion d’un accord, il a répondu : « Je pense que dans le mois à venir, quelque chose comme ça, cela devrait se faire rapidement. »
« Nous devons conclure un accord, sinon ce sera très traumatique, très traumatique. Je ne veux pas que cela arrive, mais nous devons conclure un accord. Ils auraient dû conclure un accord la première fois. Ils ont eu Midnight Hammer à la place, et ce sera très traumatique pour l’Iran s’ils ne concluent pas d’accord », a-t-il déclaré, en référence aux frappes américaines contre des installations nucléaires iraniennes en juin dernier.
« Nous avons eu une très bonne réunion hier avec Bibi Netanyahu, et il comprend, mais en fin de compte, c’est à moi de décider. Si l’accord n’est pas un accord très équitable et très bon avec l’Iran, alors ce sera, je pense, une période très difficile pour eux », a-t-il ajouté.
Trump a indiqué peu après la réunion que « rien de définitif n’a été conclu, si ce n’est que j’ai insisté pour que les négociations avec l’Iran se poursuivent afin de voir si un accord peut être finalisé ».
Interrogé sur la question de savoir si Netanyahu souhaitait qu’il abandonne les discussions, le président a répondu : « Nous n’en avons pas discuté. Je leur parlerai aussi longtemps que je le voudrai, et nous verrons si nous pouvons parvenir à un accord avec eux. »
Les États-Unis et l’Iran ont tenu des négociations vendredi dernier à Oman, les premières depuis les attaques de juin, et d’autres cycles de discussions sont attendus à une date encore indéterminée. Cette rencontre a mis fin à une suspension d’environ huit mois.
Dans le contexte des négociations, les États-Unis ont considérablement renforcé leur présence militaire dans la région, alors que Trump avertit l’Iran qu’un accord est nécessaire. Washington a notamment déployé le porte-avions USS Abraham Lincoln depuis la mer de Chine méridionale.
L’Iran a accusé les États-Unis et Israël de fabriquer des prétextes pour une intervention militaire et un changement de régime, avertissant qu’il répondrait à toute attaque militaire, même limitée. Téhéran insiste également sur la levée des sanctions économiques occidentales en échange de restrictions sur son programme nucléaire.
L’enrichissement de l’uranium demeure un point central de désaccord. Les États-Unis exigent que l’Iran cesse l’enrichissement et transfère hors du pays son uranium hautement enrichi, une option jugée inacceptable par Téhéran.
Washington souhaite également inclure le programme balistique iranien et le soutien de Téhéran à des groupes armés dans la région dans les négociations, mais l’Iran a répété qu’il ne négocierait pas au-delà de son programme nucléaire.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz
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