AA/ Dakar/ Babacar Dione
Les partis en lice pour les élections municipales du 29 juin prochain cherchent à « se faire peur », mais ils n’iront pas jusqu’à « perturber le déroulement du scrutin », a déclaré vendredi à Anadolu l'analyste politique et rédacteur en chef du quotidien "La Tribune" , Mame Goor Ngom.
Cette appréciation intervient suite aux actes de violence observés au démarrage de la campagne électorale, le week-end écoulé. Ces agressions verbales et physiques ont opposé, samedi, au démarrage de la campagne électorale, préparant les prochaines municipales, les militants de « Bennoo Bokka Yaakar : BBY» (Ensemble pour l’espoir) qui regroupe les partis qui soutiennent le président de la République Macky Sall à ceux du maire sortant de Dakar, le socialiste Khalifa Sall (ancien allié du président Sall, mais actuellement dans l'opposition).
Poursuivant son analyse, M.Ngom a ajouté : « La violence sur la scène politique à la veille des élections est une tradition au Sénégal. Il y avait des scènes de violence pendant la campagne de 2012, ayant occasionné des morts. Toutefois, je pense que les partis et leurs sympathisants n’iront pas jusqu’à renouer avec les événements tragiques de l’année précitée ».
Le Parti démocratique sénégalais (PDS), la formation politique dirigée par l’ancien président Wade n’est pas en reste, au fait. Malgré les procès en cours contre ses membres dont, Karim Wade le fils de l’ex-président pour "enrichissement illicite" , le Pds est également prétendant pour les collectivités locales. Le président Wade a récemment demandé à ses militants de se battre pour gagner.
Les prochaines municipales enregistrent, par ailleurs, un certain dynamisme observé du côté de la société civile qui compte présenter des listes indépendantes. « Nous ne voulons plus laisser la gestion de nos cités uniquement à des politiques. Nous avons décidé de prendre en main notre propre destin », a déclaré à Anadolu Oumar Diokhané, candidat à la mairie de Hann-Bel-Air, commune située dans le département de Dakar.
Selon Abdoulaye Daouda Diallo, le ministre de l’Intérieur, 2707 listes sont, en effet, en lice pour le prochain rendez-vous électoral.