AA / Syrie / Alaa Walid
La Coalition de l’opposition syrienne a annoncé jeudi, son appui à la stratégie américaine projetant de bombarder les positions, en Syrie, de l’organisation de «l’Etat Islamique» médiatiquement connue sous le nom de "l’EIIL" précisant que la coalition internationale que Washington œuvre à former contre l’EIIL, devrait également agir contre le régime de Bachar el-Assad.
Dans un tweet publié sur leur compte twitter officiel, la coalition de l’opposition syrienne a déclaré : «Nous appuyons la stratégie américaine visant à attaquer l’organisation de l’EIIL en Syrie et la coalition internationale doit agir contre al-Assad», sans préciser la nature de cet appui.
De son côté, Khaed al-Salah, président du bureau médiatique de la coalition syrienne a tweeté sur le même compte: « l’EIIL n’est pas islamique. L’Islam ne pardonne pas les meurtres de musulmans et la plupart des victimes de l’EIIL sont des musulmans».
La déclaration de la coalition de l’opposition syrienne intervient en commentaire au discours prononcé, mercredi à Washington, par le Président des Etats Unis d’Amérique, Barack Obama, au cours duquel il a présenté sa stratégie de lutte contre l’organisation de «l’Etat Islamique».
Dans une allocution prononcée, mercredi soir à Washington et adressée au peuple américain, le président américain Barack Obama a souligné qu’il n’hésitera pas à pourchasser l’organisation de «l’Etat Islamique» (EI) aussi bien en Syrie qu’en Irak et il ne tolèrera pas que cette organisation ait un refuge sûr dans la région.
Un responsable de l’armée avait affirmé, mercredi, sous couvert d'anonymat : "L’armée américaine est prête à conduire une action directe contre les positions de l’"EI" en Syrie. La date de ces actions sera décidée au moment opportun".
Lors de son interview sur la chaine américaine NBC News, dimanche, Obama avait déclaré qu'il soutiendra les forces de l'opposition modérée en Syrie dans leur combat contre l'"EI" sur place. Il avait également demandé au Congrès d'élargir le champ d'intervention de son administration dans ce domaine et d'allouer des ressources supplémentaires pour la formation des combattants de l'opposition syrienne.
D’autre part, Stéphane Dujarric, porte-parole du Secrétaire général des Nations Unies avait souligné, mercredi, qu’il « faut combattre les éléments armés de l’organisation de l’Etat Islamique (EI) là où ils se trouvent», en réponse à une question d’un journaliste au sujet de la position de Ban Ki-moon par rapport à la « lutte contre l’organisation de l’EI à l’intérieur du territoire syrien ».
Le porte-parole onusien avait ajouté : « La cause de l’émergence de l’EI est l’absence d’une solution politique et nous sommes convaincus de la nécessité de lutter contre les éléments armés de l’EI là où ils se trouvent ».