AA - Washington - Bilal Muftuoglu
Les responsables des Partis démocrate et républicain n'ont pas tardé à réagir après l'annonce mercredi soir par le Président Barack Obama de sa stratégie contre l'organisation terroriste de l'''Etat islamique'' (EI).
Obama avait annoncé que les Etats-Unis étendront la portée des frappes aériennes en Irak et que 475 conseillers supplémentaires de l'armée américaine seront déployés sur place afin de former et de conseiller les forces irakiennes sans recevoir de mission de combat.
John Boehner, Président de la Chambre des Représentants (républicain) a critiqué le président d'avoir attendu longtemps avant de définir une stratégie.
''Un discours n'est pas la même chose qu'une stratégie'' a souligné Boehner. ''Beaucoup de questions demeurent en suspens quant à la mise en place de son plan d'action'', a-t-il ajouté.
Selon le dirigeant républicain, il faudra attendre longtemps avant que les forces irakiennes et les combattants syriens ne soient formés par l'armée américaine et deviennent capables de faire face au groupe d'insurgés.
Le sénateur républicain, John McCain a qualifié le plan d'Obama de ''demi-mesure'' lors de sa participation à l'émission de Fox News, en affirmant que plan ne pourra pas detruire l'"EI''.
Les sénateurs républicains et démocrates ont reproché à Obama de ne pas avoir cherché à faire ratifier, par le congrès, l'autorisation du recourir à la force militaire.
Bob Corker, sénateur républicain, a déploré le ''mauvais jugement'' du président qui ''aurait pu parvenir à un consensus à travers la mis en place d'un plan d'action 'substantiel'''.
Le sénateur démocrate Mark Udall a aussi noté que ''toute opération militaire qui va au-delà des frappes aériennes'' doit être approuvée par le Congrès.
Dianne Feinstein, présidente démocrate du Comité du Sénat sur les renseignements, a, pour sa part, exprimé son soutient total aux efforts d'Obama contre l'"EI". ''Je me réjouis qu'il ait pu mesurer la gravité de la menace terroriste'', a déclaré Feinstein.
Newt Gingrich, ancien Président de la Chambre des Représentants (républicain) a également apprécié le discours d'Obama, précisant qu'il s'agissait du ''discours le plus pro-américain'' de sa présidence.