Suède: des manifestations organisées contre les frappes américaines au Venezuela et les attaques israéliennes à Gaza
— Des manifestants à Stockholm dénoncent la poursuite des violences à Gaza et les bombardements américains contre Caracas
Stockholm
AA / Stockholm / Atila Altuntas
Des centaines de personnes se sont rassemblées samedi dans la capitale suédoise, Stockholm, afin de protester contre la poursuite des attaques d’Israël à Gaza malgré un cessez-le-feu, ainsi que contre les dernières frappes américaines au Venezuela, qui ont également conduit à la capture du président Nicolas Maduro.
Répondant à l’appel de plusieurs organisations de la société civile, les manifestants se sont réunis sur la place Odenplan.
Les participants brandissaient des pancartes telles que « Des enfants sont tués à Gaza », « Mettons fin aux pénuries alimentaires en Palestine », « Non à la guerre au Venezuela » ou encore « Le pétrole du Venezuela appartient au Venezuela », appelant ainsi à la fin des interventions militaires tant à Gaza qu’au Venezuela.
L’activiste juif suédois Dror Feiler a déclaré à Anadolu qu’ils condamnaient les attaques menées par Israël contre Gaza, et ce malgré les appels à la paix.
S’agissant des États-Unis, Feiler a affirmé que Washington cherche à renverser les gouvernements qui ne servent pas ses intérêts. « Les Américains font ce qu’ils ont toujours fait : ils tentent de renverser les régimes qui refusent de se laisser diriger par eux », a-t-il déclaré.
Établissant un lien entre la situation en Palestine et l’implication des États-Unis au Venezuela, Feiler a ajouté : « La cause palestinienne est notre cause, tout comme celle du peuple vénézuélien. »
Décrivant la présence d’Israël à Gaza, au Liban et sur le plateau syrien du Golan comme une « occupation illégale », Feiler a souligné l’importance de la souveraineté. « Que l’on apprécie ou non la politique de Maduro n’a aucune importance. Il est le président élu d’un pays. Personne n’a le droit d’entrer dans un État et de capturer son président, tout comme Israël n’a aucun droit de décider qui gouverne Gaza ou le Liban », a-t-il affirmé, avant de conclure : « Nous devons rétablir le droit international. »
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba
