AA/ Addis-Abeba/Mohamed Tukal
Le sommet quadripartite des pays du voisinage (Ethiopie, Soudan, Kenya, Ouganda) a réalisé des progrès notables vers une solution à la crise du Sud-Soudan. Les travaux du sommet se sont poursuivis jusqu’au lundi matin, dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, en présence du président de la République du Soudan du Sud, Salva Kiir et de l'ancien vice-président et chef de l’opposition, Riek Machar.
Une source participant au sommet a révélé, sous le sceau de l’anonymat, à Anadolu, que les dirigeants des pays voisins, du Sud-Soudan sont parvenus à persuader les parties en conflit que la distribution des parts des revenus du pétrole des trois provinces (Haut-Nil, Jonglei et Unité) devrait être effectuée de la manière suivante : 46% pour le gouvernement, 40% pour l'opposition, et 4% pour les autres groupes.
Les dirigeants des pays voisins ont également réussi à convaincre les deux parties à partager le pouvoir exécutif (53% pour le gouvernement, 33% pour l'opposition, 7% pour des partis politiques, et 7% pour les amnistiés, qui étaient accusés d’avoir mené une tentative de coup d'Etat échoué, contre Salva Kiir), et de répartir les prérogatives entre le président et le vice-Président, de manière équilibrée.
La source a souligné que les dirigeants des pays voisins du Sud-Soudan, ont tenu, séparément, des réunions marathon, avec le président Salva Kiir, et son ancien adjoint Riek Machar.
Les pays chargés de la résolution de la crise du Sud-Soudan sont, d’une part, les Etats membres de l’IGAD [groupement régional associant huit pays est-africains : Djibouti, Éthiopie, Kenya, Somalie, Soudan, et Ouganda], ceux de la troïka (Grande-Bretagne, Norvège et les Etats-Unis), et les Etats représentants l'Afrique (Algérie, Afrique du Sud, Nigeria, Rwanda, Tchad).
Les pourparlers de paix au Soudan du sud ont repris jeudi à Addis Abeba, alors que les dissensions se poursuivent entre les parties en conflit au sujet du projet d’accord de paix.
L’IGAD a présenté aux belligérants du conflit sud-soudanais un projet d'accord de paix, le 25 juillet écoulé, affirmant que le président Salva Kiir Mayardit et le leader de l’opposition, Riek Machar, rejoindront les deux délégations de négociateurs pour signer l’accord final, le 17 août courant.
Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud [qui s’est séparé du Soudan par referendum, en 2011], est le théâtre d’affrontements sanglants entre les forces gouvernementales et les milices armées de Riek Machar, accusé d’avoir commandité un coup d’Etat militaire, ce que ce dernier dément.