AA/ Addis-Abeba/Mohamed Tukal
Le Président de la République du Sud-Soudan, Salva Kiir, a demandé un délai, lundi, au sommet de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), tenu dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba, pour mener des consultations avec sa délégation, a affirmé une source proche de la présidence, à Anadolu.
La source (qui a requis l’anonymat), a révélé que Salva Kiir, avait accepté dimanche soir, lors de discussions avec les dirigeants des "pays voisins", de dépasser les questions litigieuses. Mais après avoir tenu une réunion, lundi, avec la délégation de son pays, il a exigé des modifications sur le projet de règlement pacifique proposé par la médiation de l'IGAD. La demande du président sud-soudanais a été, cependant, rejetée lors de la session à huis-clos du sommet.
Toutefois, la source a jugé peu probable le retrait de la délégation du gouvernement sud-soudanais, des négociations, par crainte de sanctions internationales.
Le président ougandais, Yoweri Museveni, considéré comme un allié du gouvernement du Soudan du Sud, s’était retiré du sommet, après une altercation verbale avec le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn.
Dessalegn avait accusé le président ougandais de soutenir le gouvernement du Soudan du Sud et d’aggraver la situation, ce que Museveni a rejeté, avant de quitter le sommet.
Le sommet de l’IGAD a démarré lundi, avec une session consultative à huis-clos, avec la participation des présidents de l'Ethiopie, du Soudan, de l'Ouganda, de la Somalie, de Djibouti et du Kenya.
Le président du Sud-Soudan Salva Kiir et le chef de l'opposition, Riek Machar, ont participé au Sommet, aux côtés des médiateurs de l’IGAD et de l’Union Africaine, et de représentants de l'Algérie, du Tchad, de l’Afrique du Sud, du Nigeria, du Rwanda, des Etats de la troïka (Grande-Bretagne, Norvège et les Etats-Unis), et de la Chine.
L’IGAD a présenté aux belligérants du conflit sud-soudanais un projet d'accord de paix, le 25 juillet écoulé, affirmant que le président Salva Kiir Mayardit et le leader de l’opposition, Riek Machar, rejoindront les deux délégations de négociateurs pour signer l’accord final, le 17 août courant.
Depuis décembre 2013, le Soudan du Sud [qui s’est séparé du Soudan par referendum, en 2011], est le théâtre d’affrontements sanglants entre les forces gouvernementales et les milices armées de Riek Machar, accusé d’avoir commandité un coup d’Etat militaire, ce que ce dernier dément.