AA/ Addis-Abeba/Mohamed Tukal, Abdou Abdelkarim
Le Sommet des dirigeants des Etats de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), organisé pour tenter de résoudre la crise du Soudan du Sud, a abouti à un échec.
Le sommet s’était ouvert, lundi matin, dans la capitale éthiopienne Addis-Abeba, par une session à huis-clos, avec la participation des dirigeants de l'Ethiopie, du Soudan, de l'Ouganda, de Djibouti, du Kenya et de la Somalie.
Les présidents du Soudan, de Djibouti, du Kenya, respectivement Omar al-Bashir, Ismail Omar Guelleh, Uhuru Kenyatta, ainsi que le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn, ont quitté la salle des conférences.
Le correspondant d’Anadolu, présent au siège de la Commission économique pour l'Afrique, qui a accueilli le sommet de l'IGAD, a indiqué que la cérémonie d’ouverture ne s’est pas achevée. D'abord parce que les dirigeants des pays participants ne sont pas parvenus à un accord, après le retrait du président ougandais, Yoweri Museveni. Mais aussi parce que le président sud-soudanais, Salva Kiir, a refusé de retourner dans la salle des conférences pour poursuivre les pourparlers, après qu’il ait demandé un délai pour consulter sa délégation.
Le correspondant d’Anadolu a pu observer «les dirigeants des Etats de l’IGAD quitter la salle de conférence, en colère», après avoir échoué à parvenir à un accord sur la crise du Soudan du Sud. L’accord final devait pourtant, en principe, être signé ce lundi, à l’issue du sommet.
Le président ougandais, a refusé de répondre à une question d’Anadolu, sur les raisons de son retrait de du sommet, se contentant de rétorquer: «Vous pouvez le demander au Premier ministre éthiopien. Pour ma part, je ne suis pas concerné».
Une source diplomatique soudanaise, a affirmé à Anadolu que le président Omar el-Béchir «compte quitter Addis-Abeba pour retourner à Khartoum», confirmant, à ses dires, «l'effondrement du sommet».