AA/Khartoum (Soudan)
Le président soudanais, Omar al-Bashir, a annoncé lundi, une grâce présidentielle pour cinq insurgés affiliés à un important mouvement rebelle de la région du Darfour.
Quatre des rebelles graciés avaient été condamnés à mort après leur arrestation, en 2008, à la suite d'une attaque contre la capitale soudanaise, Khartoum.
Les cinq combattants, affiliés au Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus redoutable groupe rebelle du Darfour, ont été graciés en vertu d’un accord de paix, signé en 2013, entre le gouvernement et leur mouvement.
Le porte-parole du JEM, Al-Sadek Zakaria, a déclaré que le cinquième détenu amnistié par al-Bashir avait été condamné à une peine d’emprisonnement et pas à la peine capitale.
Zakaria a ajouté que les cinq hommes seront libérés cette semaine, après l’accomplissement de toutes les procédures judiciaires nécessaires.
«Des négociations sont en cours avec le gouvernement pour la libération de 51 autres membres du groupe arrêtés en 2008» a confié Zakaria à l’Agence Anadolu (AA).
Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat de la part du gouvernement soudanais concernant les déclarations de Zakaria.
En février 2014, le gouvernement soudanais avait libéré 18 membres du JEM, en vertu de l’accord de paix de 2013.
Le JEM est le plus puissant des trois groupes rebelles opérant au Darfour et qui combattent le gouvernement soudanais depuis 2003.
Le conflit au Darfour a causé la mort de 300 000 personnes et le déplacement 2,5 millions d’autres, d’après des statistiques des Nations Unies.