Politique, Afrique

Sénégal: Abdoulaye Wade déclare qu'il n'acceptera "jamais" une condamnation de son fils

Karim Wade, fils de l'ancien président sénégalais, est poursuivi depuis 2013 pour "enrichissement illicite".

05.02.2015 - Mıse À Jour : 05.02.2015
Sénégal: Abdoulaye Wade déclare qu'il n'acceptera "jamais" une condamnation de son fils

AA/ Dakar/ Babacar Dione

L’ancien président du Sénégal, Abdoulaye Wade, a mis en garde les autorités sénégalaises, mercredi à Dakar, contre toute condamnation de son fils Karim Wade, poursuivi pour enrichissement illicite, en déclarant qu'il n'acceptera "jamais" un tel verdict.

«Je n’accepterai jamais que la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei) délibère contre Karim. Je suis prêt à y laisser ma vie. La Crei est un machin pour détruire Karim», a mis en garde l’ancien président dans un meeting tenu dans la capitale sénégalaise.

En prison depuis avril 2013, Karim Wade est poursuivi pour "enrichissement illicite" et doit justifier de 117 milliards de Fcfa d’avoirs (plus de 203 millions USD). S’il est reconnu coupable, il risque entre 5 ans et 10 ans de prison, selon la loi sénégalaise. La date du verdict n'est pas encore connu. Aucune réaction des autorités sénégalaises n'a été enregistrée suite aux propos de l'ancien chef d'Etat.

"Mon fils est un banquier et il évolue dans les milieux financiers. S’il est condamné, sa carrière profesionnelle est compromise à tout jamais" a martelé l’ancien président devant des milliers de personnes qui ont pris part au meeting organisé par son parti, le Parti démocratique sénégalais (Pds-opposition).

Devant un impressionnant dispositif sécuritaire, le secrétaire général national du Pds a également dénoncé la manière dont le procès de son fils est organisé. « Il a été menotté dans la salle d’audience en violation de tous ses droits » s’est désolé l’ancien président.

Pour lui, son fils, qui fut, sous sa présidence, ministre des infrastructures, des transports aériens et de la coopération internationale (2009-2012) doit être jugé par la haute Cour de justice, juridiction chargée, selon la Constitution sénégalaise, de juger les ministres pour les "actes accomplis dans l'exercice de leurs fonctions et qualifiés de crimes ou délits au moment où ils ont été commis." (Article 101).

Si celui qui a dirirgé le Sénégal entre 2000 à 2012 ne compte plus se représenter, à l'âge de 89 ans, à aucune fonction élective, selon de récentes déclarations qu'il a tenues, il continue, toutefois, de s'inscrire dans l'opposition.

« Nous avons décidé de lutter pour ramener le Sénégal sur les rails de la démocratie. Nous allons reconquérir le pouvoir par des voies démocratiques », a conclu Wade.

 
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