AA/ Nord-Kivu (RDC) Charly Kasereka
Trente-trois combattants des Forces démocratiques de libération du Rwanda « Fdlr », rebelles évoluant dans le Nord-Kivu, se sont rendus samedi aux forces armées de la RDC "Fardc" et quante-deux rebelles ont pris pour refuge une base de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC "Monusco", fuyant les opérations militaires des forces armées congolaises, a appris samedi Anadolu, du porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga.
La même source a, ensuite, précisé que 39 rebelles des 42 qui se sont rendus à la Monusco, ont été rapatriés vers leur pays, le Rwanda, alorque les trois restants seront intégrés dans le programme désarmement, démobilisation, rapatriement,réintégration et réinstallation des groupes armés étrangers «Ddrrr».
Aucun détail n'a été donné sur le sort des combattants qui se sont rendus à l'armée congolaise.
Les forces armées de la RDC ont lancé les opérations militaires contre les Fdlr, venderdi dans le Nord-Kivu, sans la Monusco qui avait conditionné son aide au remplacement de deux généraux congolais soupçonnés «d'implication dans des crimes de guerre».
Samedi matin, les opérations militaires se déroulaient toujours sur l'axe Mabenga-Tongo, en territoire de Rutshuru, frontalier du Rwanda et de l'Ouganda, a rapporté un correspondant d’Anadolu.
Les combats contre les Fdlr dans le territoire de Rutshuru au Nord-kivu dans la 34eme région militaire des Fardc ont démarré vendredi, quelques jours après le lancement de la traque dans la province du Sud-Kivu voisin.
La première journée de combats, les fardc ont récupéré quelques positions des rebelles rwandais dans le territoire de rutshuru en plein parc National de Virunga, à plus d’une quarantaine de kilomètre au Nord de Goma, chef- lieu de la Province, a déclaré à Anadolu le commandant des opérations, le général Bruno Mandefeu
La même source a, par la même occasion, informé que la colline de Tongo occupée pendant plus de 15 ans par les combattants hutu Rwandais, vient d’être reprise par l’armée congolaise
Ces combats s’inscrivent dans le cadre de « la poursuite des opérations Sokola 2 après le Sud-Kivu », a-t-il rappelé.
Aucun bilan officiel sur les victimes de ces deux jours de combats parmi les civils et les militaires n’a été donné jusqu’à samedi 12h.00 GMT.
Les combattants Hutus rwandais vivent depuis plus de 20 ans dans le Nord-Kivu, en se faufilant dans la population civile. Ce qui constitue un handicap de taille devant tout assaut militaire par les forces militaires congolaises.