AA/ Kinshasa/ Gaius Kowene
Des partis politiques d'opposition ont menacé, jeudi, d'appeler les Congolais à la désobéissance civile et au non payement des taxes si le pouvoir poursuit ses manœuvres pour changer la constitution du pays, afin de permettre au président Joseph Kabila de briguer un nouveau mandat.
L’Union pour la démocratie et le progrès Social (UDPS), l'Union pour la Nation Congolaise (UNC), l’Engagement pour la Citoyenneté et le developpement (Ecidé) et le Rassemblement des Congolais pour la Democratie (RCD/KML), ont en effet mis en garde le président congolais Joseph Kabila contre l’irrespect de l’ordre constitutionnel, d’après une déclaration publique conjointe en province du Nord Kivu (Est).
« Ceux qui seront frustrés risquent de prendre les armes et déstabiliseront ainsi toute la région des Grands lacs », prévient Léon Thembo, secrétaire fédéral de l’UNC.
« Il n'est pas question d'appeler les gens a une révolte armée. Il s'agit plutôt d'appeler la population à refuser de payer des taxes, à observer des grèves et des journées sans activités pour mettre à genoux le pouvoir », nuance, de son coté, Jean Baptiste Kasekwa, secrétaire fédéral de l’Ecidé.
Cette déclaration intervient trois jours après une rencontre de la majorité présidentielle qui proposait un référendum pour solder définitivement cette question de révision constitutionnelle.
La RDC se prépare pour les législatives et la présidentielle de 2016 mais la Constitution actuelle du pays ne permet pas au Président Kabila de briguer un 3ème mandat.Le président en exercice souhaite dévérouiller le texte constitutionnel qui limite les mandats présidentiels à deux.
Le chef d'Etat congolais a été élu en 2006, à l’issue des premières élections libres depuis l’indépendance du pays en 1960. En 2011, il a été réélu chef d’Etat par un scrutin cette fois-ci contesté par la communauté internationale et l’opposition.