AA/ Kinshasa/ FDLR
Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies «ONU» Ban Ki-moon, a exhorté, le président congolais, Joseph Kabila, à neutraliser les rebelles hutus rwandais (Fdlr), actifs dans le Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un communiqué publié sur le site de l’ONU.
Les rebelles hutus rwandais ont bravé l’ultimatum fixé pour leur reddition qui a expiré vendredi dernier, alors que lesdits combattants ne se sont pas tous rendus malgré les menaces de l’armée congolaise et des soldats de l’ONU.
M. Ban Ki-moon a rappelé à son interlocuteur que les rebelles « n'ont pas tenu leur promesse de désarmer », à la fin de l’ultimatum fixé. Il lui a, de ce fait, demandé « une action décisive contre ce groupe armé », informe le communiqué diffusé mercredi soir.
De son côté, le président Kabila a exprimé sa détermination à « agir soulignant que la Monusco (mission onusienne en RDC) était de son côté prête à coopérer avec les forces armées congolaises (FARDC) ».
La décision de combattre les Fdlr qui ont participé au génocide de 1994 contre les Tutsis (groupe ethnique minoritaire) qui a fait 800 mille morts, selon l’ONU, revient à Kinshasa, la Monusco devant intervenir en soutien à l'armée congolaise, a déclaré Martin Kobler, chef de la Monusco.
«Mais pour l'heure on ne sent pas une volonté farouche des plus hautes autorités congolaises de passer à l'action », a fait remarquer un expert régional, sous couvert d’anonymat.
Selon l’ONU, quelques 1500 combattants des Fdlr, dont 400 seulement sont aguerris, sont souvent accompagnés de leur famille et dispersés sur un très vaste territoire au Nord-Kivu, Sud-Kivu et dans le nord du Katanga.