AA/Bangui/Pacome Pabandji
L'Autorité nationale des élections (ANE) en Centrafrique, a annoncé, vendredi, la tenue de l’élection présidentielle au 18 octobre prochain, à condition d’un rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du pays, qui sort à peine d’une crise interconfessionnelle.
Selon Guy Nzingazo, 2ème porte-parole de l'ANE, le chronogramme, rendu public à la radio nationale, et validé par le comité stratégique de suivi des élections, fixe «un référendum constitutionnel le 4 octobre, le premier tour des élections présidentielles et législatives couplées, au 18 octobre et, éventuellement, le second tour de ces deux scrutins au 22 novembre. »
D'après l’ANE, le recensement électoral doit débuter le 27 juin et être achevé le 27 juillet, malgré l’insécurité qui règne toujours à travers le pays.
Les élections centrafricaines, initialement prévues en novembre 2014, ont été reportées trois fois, notamment en raison du manque de fonds pour organiser les scrutins et des problèmes sécuritaires.
Devant être organisées au plus tard à la mi-2015, elles ont, une nouvelle fois, été reportées sur demande des autorités, lors du forum de Bangui tenu en mai dernier et dont l’objectif était de réconcilier les parties prenantes de la crise intercommunautaire qui secoue la RCA depuis décembre 2013.
Séléka (groupe politico-militaires musulmans) et anti-Balaka (milices chrétiennes) se sont, en effet, affrontés durant plus d'un an et demi, faisant des centaines de morts dans les deux camps, des milliers de déplacés et contraint bon nombre de musulmans à quitter le pays vers les pays voisins.