AA/ Bamako/ Alyad Ag Tenere
Les mouvements républicains de la plateforme pro-malienne ont décidé de se retirer de la ville de Ménaka (Gao), selon Fahad Ag Almahmoud, secrétaire général du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés «Gatia».
Cette décision intervient peu avant la signature de l'accord de paix sur le Mali par la Coordination des mouvements de l'Azawad «CMA», samedi à Bamako.
«La plateforme réitère sa disposition à respecter tous les engagements pris devant la médiation et la communauté internationale; affirme qu'elle ne saurait constituer un obstacle ni à la signature ni au parachèvement du processus intermalien de paix et de réconciliation et informe l'opinion publique de sa décision de se désengager de la localité de Ménaka le 19 Juin 2015», a déclaré, vendredi à la presse, Ag Almahmoud .
Il a, en outre, indiqué que la plateforme reste, toutefois, vigilante et se tient prête à agir en cas d'atteinte grave à l'intégrité physique et aux biens des populations de Ménaka.
Selon Moussa Ag Acharatmane, chargé de la commission communication du Mouvement national de libération de l’Azawad «Mnla», «les mouvements de la plateforme pro-malienne ont respecté les dispositions du document 'Arrangements sécuritaires' signé à Alger le 05 juin courant, entre le gouvernement malien et la CMA autour du contrôle de Ménaka, en acceptant de se retirer».
La Minusma a, quant à elle, félicité les Mouvements de la Plateforme de leur décision de se désengager de la localité de Ménaka.
«La Minusma tient à saluer cette décision courageuse et responsable de la part des mouvements de la Plateforme qui manifestent leur engagement à faire avancer le processus de paix pour le bien de tous les Maliens», a déclaré le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l'ONU et Chef de la Minusma, Mongi Hamdi.
Après avoir renoncé le 15 mai dernier à la signature à Alger de l’Accord de paix, la CMA s’était ensuite engagée d’apposer son paraphe le 20 juin à Bamako.
L'accord de paix vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, fragilisé, depuis plusieurs mois par des attaques récurrentes et des affrontements entre la CMA et les groupe pro-Bamako.