Mona Saanouni
29 Octobre 2019•Mise à jour: 29 Octobre 2019
AA/Genève
L’émissaire onusien pour la Syrie, Geir Pedersen, a indiqué, lundi, qu’il rencontrera les ministres des Affaires étrangères turc, russe et iranien, mardi dans la ville suisse de Genève.
Pedersen a souligné, lors d’une conférence de presse tenue à Genève que les membres de la Commission constitutionnelle chargée de l’élaboration de la constitution en Syrie commencent à affluer à la ville suisse.
Il a précisé, dans ce contexte, que l’inauguration officielle des travaux de la Commission constitutionnelle aura lieu le 30 octobre courant au bureau des Nations Unies à Genève.
L’émissaire onusien a également indiqué que l’accord de formation d'une Commission constitutionnelle est le premier accord politique conclu entre le gouvernement syrien (Régime) et l’Opposition.
Il a considéré, dans le même ordre d’idées, que la Commission constitutionnelle est incapable, à elle seule, de résoudre la crise syrienne, mais que cette structure est importante vu qu’elle représente un premier pas dans le bon sens.
Pedersen a, entre autres, mis l’accent sur la nécessité de discuter de la situation des détenus, des otages et des disparus civils, dans les réunions de Genève.
Et de poursuivre que « des dizaines de milliers de Syriens sont encore détenus ou pris en otage ou portés disparus », appelant, en premier lieu, à « libérer les femmes et les enfants ».
Il a également évoqué la nécessité de l’approbation de la nouvelle constitution, qui sera élaborée, par le peuple syrien.
"Les décisions de la Commission constitutionnelle seront appliquées à l’unanimité ou avec l’approbation de 75% des membres", a ajouté Pedersen.
Avec un appui international, les parties syriennes entament, mercredi, une nouvelle phase dans le processus politique, dans l’espoir d’élaborer une nouvelle constitution grâce aux travaux de la Commission constitutionnelle, au siège de l’ONU à Genève.
Le démarrage des travaux de la Commission constitutionnelle vient couronner un processus qui a duré deux ans, depuis la décision de la formation de ce Comité, prise par les pays garants du processus d’Astana, lors du sommet du dialogue syrien tenu à Sotchi vers la fin de janvier 2018.
Le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avait annoncé, le 23 septembre dernier, la formation de la Commission, dans le cadre des efforts de résolution de la crise en Syrie, où la guerre dure depuis 2011.
Ladite Commission est composée de 150 membres, dont un tiers représente le Régime et un tiers représente l’Opposition, tandis que le reste des membres, sélectionnés par Geir Pedersen, est composé d’intellectuels et de représentants de la société civile syrienne.