AA - Paris - Bilal Muftuoglu
La France et l'Allemagne ont diffusé lundi une note de position commune sur la proposition de la Commission européenne pour un mécanisme de relocalisation, invitant Bruxelles à revoir la nouvelle répartition des réfugiés.
Dans ce communiqué franco-allemand diffusé respectivement par les ministères de l'Intérieur des deux pays, Paris et Berlin ont estimé que l'équilibre entre les principes de responsabilité et la solidarité ''n'est pas encore atteint'' dans ce nouveau plan. Selon ces deux pays, des ''discussions approfondies'' seront nécessaires au niveau européen pour la mise en place d'un nouveau mécanisme de relocalisation.
Rappelant aussi que cinq Etats membres de l'Union européenne (UE) accueillent actuellement 75% des demandeurs d’asile, à savoir, la France et l’Allemagne, la Suède, l’Italie et la Hongrie, les deux ministères ont jugé que la situation ''n'est plus soutenable'' et appelé ainsi la Commission à prendre en compte des efforts déjà effectués par ces pays.
La France et l'Allemagne ont ainsi proposé que les migrants arrivant dans les pays de première entrée se dirigent vers des centres d’attente situés à proximité des points de débarquement. Suite à un processus d'identification dans ces centres avec le soutien du Bureau européen d’appui à l’asile, seulement une partie des réfugiés, ''en besoin manifeste de protection'', devrait être relocalisée dans les autres États membres, d'après Paris et Berlin.
Quant aux migrants irréguliers, les deux pays ont soutenu qu'ils doivent ''rapidement faire l’objet de mesures de retour ou d’éloignement''.
Adopté le 27 mai par la Commission européenne suite à la crise des réfugiés en Méditerranée, le nouveau mécanisme exige une répartition équilibrée des demandeurs d'asile au sein des Etats membres de l'UE, dont 40 000 personnes originaires de Syrie et d'Erythrée arrivés en Italie et en Grèce, ainsi que 20 000 autres réfugiés syriens.