AA/Washington (Etats-Unis)
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, a exhorté lundi, le Nigéria à rejeter toute forme de violence durant les prochaines élections générales prévues pour la fin du mois courant.
«J’appelle tous les Nigérians à exprimer leur opinion de manière pacifique et à rejeter les voix de ceux qui appellent à la violence» a déclaré le président américain dans un message vidéo.
«Lorsque des élections sont libres et justes, c’est la responsabilité de tous les citoyens d’aider à maintenir la paix, quel que soit le vainqueur» a affirmé Obama.
Le locataire de la Maison Blanche a également exhorté les candidats à la présidentielle et les dirigeants du Nigéria à recommander la non-violence à leurs partisans avant, pendant et après le décompte des votes.
« Boko Haram – un violent groupe terroriste qui tue des hommes, des femmes et des enfants innocents – doit être arrêté » a incité Obama.
« Boko Haram veut détruire le Nigéria et tout ce que vous avez travaillé à construire. En votant, vous contribuez à assurer le progrès de votre nation» a assuré le président américain.
Les Nigérians devaient se rendre aux urnes le 14 février pour élire un président et les membres du Parlement fédéral, mais le processus a été reporté au 28 mars et 11 avril prochains, en raison, d'après les autorités, «de l’insurrection de Boko Haram dans la région du nord-est».
Un report vigoureusement décrié par l'opposition qui accuse le parti au pouvoir d'avoir fomenté "un complot" pour établir un gouvernement intérimaire dirigé par le président nigérian en exercice, Goodluck Jonathan.
La campagne électorale a été perturbée par des éruptions intermittentes de violences, impliquant principalement des partisans du président Jonathan affiliés au Parti démocratique populaire (PDP) au pouvoir, et ceux du parti de l’opposition, le Congrès progressiste (ACP).
Bien que quatorze candidats se présentent à la fonction ultime, le scrutin présidentiel est considéré comme une compétition menée uniquement entre le président actuel Jonathan et l’ancien dirigeant militaire du Nigéria, Muhammadu Buhari.
Le Nigéria est composé d’une population presque également partagée entre musulmans et chrétiens.
Boko Haram est présenté comme un groupe armé extrémiste prêchant un islam radical, bien que plusieurs de ses membres arrêtés aient avoué que les chefs de l’organisation discouraient rarement sur l’Islam.
Le groupe, classé «terroriste» par les Nations Unies, mène depuis cinq ans une sanglante insurrection dans les Etats du nord-est du Nigéria.
Des dizaines de milliers de civils ont été tués et des dizaines de milliers d’autres déplacés dans la région du nord-est du Nigéria depuis le début de l’insurrection.