Politique

Nouvelle-Calédonie : signature d’un accord « Élysée-Oudinot » pour compléter celui de Bougival, sans le FLNKS

- Emmanuel Macron annonce un nouveau texte sur le futur statut de l’archipel, après plusieurs jours de discussions à Paris boycottées par le FLNKS

Adama Bamba  | 19.01.2026 - Mıse À Jour : 20.01.2026
Nouvelle-Calédonie : signature d’un accord « Élysée-Oudinot » pour compléter celui de Bougival, sans le FLNKS

Istanbul

AA / Istanbul / Adama Bamba

Un accord supplémentaire a été signé entre le gouvernement français et des représentants politiques de la Nouvelle-Calédonie concernant le statut de l’île, a annoncé lundi Emmanuel Macron, selon une vidéo d’une réunion avec des forces politiques calédoniennes publiée sur les réseaux sociaux par l’Élysée.

Dans cet enregistrement, le chef de l’État confirme la signature de “l’accord Élysée-Oudinot”, présenté comme un texte venant compléter l’accord de Bougival, conclu en juillet 2025 sur l’avenir institutionnel de l’archipel.

Selon la presse française, ce nouvel accord intervient à l’issue de plusieurs jours d’échanges à Paris entre le gouvernement et plusieurs groupes politiques calédoniens, mais sans la participation du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, qui a boycotté les réunions en signe de protestation.

Le chef de l’État a également annoncé la signature attendue dans la soirée d’un “protocole financier”, ainsi qu’un travail gouvernemental visant à faire refléter ces engagements dans les prochains textes budgétaires.

Pour rappel, le 12 juillet 2025, un accord avait été signé à Bougival entre l’État français et des représentants calédoniens, prévoyant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie à statut particulier au sein de la France”.

Avec l’accord « Élysée-Oudinot », Paris affirme vouloir consolider le processus institutionnel en cours, alors que le futur statut de l’archipel doit encore faire l’objet d’étapes politiques et législatives dans les mois à venir.

- Boycott du FLNKS, partisan de l’indépendance

Les négociations ayant conduit à ce nouvel accord ont été boycottées par les représentants du Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), mouvement indépendantiste.

Son président, Christian Tein, avait déjà estimé que l’accord de Bougival ne répondait pas aux revendications du camp indépendantiste, accusant l’État français de vouloir « enfermer » les acteurs calédoniens dans ce texte.

Le FLNKS avait annoncé qu’il ne prendrait pas part aux discussions ouvertes au palais de l’Élysée, dénonçant une absence d’écoute des autorités françaises face aux revendications autochtones.

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