AA/DESK/Fethi Djebali
Le gouvernement malien a nié, vendredi, dans un communiqué, toute implication dans les affrontements qui ont opposé, jeudi, deux groupes touareg rivaux à Intillit, au Nord-Mali.
« Le Gouvernement de la République du Mali tient à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale qu’aucun contingent de l’Armée malienne n’est stationné dans la zone et que les Forces armées maliennes ne sont en rien impliquées dans ces incidents », indique le communiqué.
Des affrontements ont opposé, jeudi, le Mouvement pour la libération de l’Azawad (MNLA) et ses alliés et le Gatia (Groupe d'autodéfense touareg Imrad et alliés) dans la ville d’Intillit, près de Gao, dans le Nord-Mali .Ces affrontements qui ont se sont soldés par le retrait du MNLA de la ville ont fait un bilan total de 16 morts dont 14 dans le camp du Gatia, selon un communiqué du MNLA.
Le MNLA accuse l’armée malienne d’être un allié de l’ombre du GATIA ce le gouvernement malien a toujours nié.
« Le Gouvernement de la République du Mali déplore et condamne ces actes qui sont contraires à la Déclaration de cessation des hostilités signée le 24 juillet 2014 dans le cadre du processus d’Alger et présente ses condoléances aux familles des victimes et souhaite un prompt rétablissement aux blessés », selon le même communiqué du gouvernement malien.
Ces affrontements ont eu lieu alors s’ouvre samedi le troisième round des Pourparlers inter-maliens inclusifs qui réunissent autour de la table des négociations les groupes rebelles touareg qui contrôlent de larges régions dans le nord du pays et le pouvoir central de Bamako.
« Le Gouvernement de la République du Mali réitère sa ferme détermination de poursuivre les pourparlers inter-maliens inclusifs d’Alger afin d’aboutir à un accord global et définitif sur le conflit du Nord du Mali », a affirmé le gouvernement malien dans le même communiqué.
Les rebelles touareg ont toujours revendiqué l'autodétermination et l'indépendance de l'Azawad qui correspond aux trois régions maliennes de Kidal, Tombouctou et Gao (Nord-Mali). Le gouvernement malien refuse ces revendications, défendant l'intégrité du territoire malien. Au cours du dernier round des pourparlers en septembre à Alger, les rebelles ont toutefois mis sur la table des négociations l’idée d’un fédéralisme entre la région de l’Azawad et le reste du Mali.