AA / Al-Qods
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a conditionné l'arrêt par son pays de certaines mesures, telle que la construction du mur de séparation, par «l’arrêt de l’incitation à la haine contre l’Etat d’Israël et du terrorisme».
Recevant lundi, à Jérusalem, le Pape du Vatican François Ier, Netanyahu a estimé que le mur «a sauvé la vie de milliers d’innocents et que le terrorisme s’est arrêté après l’achèvement de sa construction», a indiqué dans un communiqué, dont Anadolu a eu copie, Ofir Gendelman, le porte-parole du Premier ministre israélien.
Netanyahu répondait de manière indirecte à une halte du Pape devant le mur de séparation dimanche, dans la ville de Bethlehem (Sud de la Cisjordanie), où il avait effectué une prière de quatre minutes, ce qui n’était pas prévue à l’ordre du jour de sa visite.
La rencontre entre Netanyahu et le Pape a eu lieu, au centre Notre Dame relevant du Vatican et situé dans la partie Est et Ouest de Jérusalem, à proximité de la muraille de l’ancienne ville, qui abrite la mosquée al-Aqsa et l'église Saint-Sépulcre .
Netanyahu a souligné, en s’adressant au Pape, «Nous espérons que nos voisins prêtent une écoute attentive à vos appels à la tolérance et à la coexistence pacifique, pour mettre un terme à l’incitation à la haine et aux actes d’antisémitisme», poursuit le communiqué.
S’agissant de la situation des Chrétiens en Israël, Benjamin Netanyahu a estimé qu’Israël «compte sur son sol des centaines d’églises, toutes préservées et qui n’ont jamais été touchées ne serait-ce que d’une pierre».
«Nous sauvegardons en Israël les droits des Chrétiens, ce qui malheureusement n’est pas garanti partout dans la région du Moyen-Orient et nous respectons la position du Pape relative à la tolérance religieuse», a relevé Netanyahu qui a offert au souverain pontife un tableau authentique de l’Eglise de la Nativité remontant à l’an 1698.
Plus tôt dans la journée du lundi, le Pape du Vatican s’était entretenu avec le président israélien Shimon Peres qui s’est dit convaincu que la visite du Pape «contribuera à la réactivation des efforts de paix entre les deux parties, palestinienne et israélienne».
«La réalisation de la paix est la clé du changement», a souligné Peres, appelant à «la fraternité entre tous les peuples pour mettre un terme à toutes les guerres».
«Nous espérons que votre visite contribuera à l’édification de la paix», a-t-il encore dit en s’adressant au Pape, au cours de la rencontre qui s’était déroulée au siège de la présidence israélienne à Jérusalem-Ouest.
François Ier a, de son côté, «prié pour que la paix règne dans la région afin qu’elle puisse bénéficier du calme, de la sérénité et de la sécurité», appelant à «la nécessité de rejeter tout ce qui est de nature à endiguer la paix, tout particulièrement le recours à la violence et au terrorisme, et de refuser tout facteur de discrimination fondé sur des raisons ethniques ou religieuses, notamment, l’antisémitisme».
Saisi en 2004, la Cour Internationale de Justice (CIJ) avait émis un avis consultatif jugeant le mur de séparation construit par Israël comme «illégal», dans la mesure où il traverse les Territoires Palestiniens.
Le Pape était arrivé, dimanche en Cisjordanie, en provenance de la Jordanie où il avait rencontré le président palestinien Mahmoud Abbas, avant de quitter vers Israël pour une visite de deux jours qui prend fin lundi.