Municipales en France : plus de 48 millions d’électeurs appelés aux urnes pour le premier tour
- Le scrutin, organisé dans près de 35 000 communes, doit désigner les conseillers municipaux appelés à élire les maires, tandis que plusieurs grandes villes s’annoncent particulièrement disputées
Istanbul
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche en France hexagonale et en Corse pour le premier tour des élections municipales, un scrutin qui concerne près de 48,7 millions d’électeurs appelés à désigner leurs conseillers municipaux dans environ 35 000 communes.
Ce vote doit permettre de renouveler les conseils municipaux pour un mandat de six ans. Les conseillers élus choisiront ensuite parmi eux le maire de leur commune. Si de nombreuses villes devraient connaître leur maire dès l’issue de ce premier tour, l’issue du scrutin reste plus incertaine dans plusieurs grandes agglomérations, où des alliances pourraient se nouer entre les deux tours.
Les bureaux de vote fermeront au plus tard à 20 heures dans les grandes villes, tandis que la fermeture intervient à 18 heures ou 19 heures dans la plupart des autres communes. Conformément à la législation électorale, aucun résultat, même partiel, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote en métropole. Le second tour est prévu le 22 mars.
Au total, environ 900 000 candidats se présentent sur près de 50 000 listes, selon les données du ministère de l’Intérieur. Parmi les 48,7 millions d’électeurs inscrits sur les listes électorales, près de 358 000 sont des citoyens de l’Union européenne résidant en France, les Portugais constituant le groupe le plus nombreux.
Dans 68 communes, aucune candidature n’a été enregistrée. Dans ces cas, le préfet pourra désigner une équipe municipale provisoire chargée d’administrer la commune jusqu’à l’organisation d’un nouveau scrutin ou, le cas échéant, jusqu’à la fusion de la commune avec une autre.
- Un mode de scrutin modifié dans les petites communes
L’élection se déroule selon un mode de scrutin différent selon la taille des communes. Dans les communes de moins de 1 000 habitants, une réforme adoptée en 2025 a modifié les règles du vote en alignant leur système sur celui des communes plus importantes.
Désormais, les candidats doivent se présenter sur des listes complètes comprenant autant de noms que de sièges à pourvoir, avec une stricte alternance entre femmes et hommes afin de garantir la parité. La pratique du « panachage », qui permettait auparavant aux électeurs de modifier les listes en ajoutant ou retirant des noms, est désormais interdite.
- Des modalités particulières dans les grandes métropoles
Le scrutin présente également des modalités spécifiques dans certaines grandes villes. À Paris et à Marseille, les électeurs votent à la fois pour les conseillers d’arrondissement ou de secteur et pour les conseillers municipaux de la ville. À Lyon, les électeurs participent à trois votes distincts : pour leur arrondissement, pour le conseil municipal et pour le conseil de la Métropole de Lyon.
Par ailleurs, la prime majoritaire, c’est-à-dire la part supplémentaire de sièges attribuée à la liste arrivée en tête, est fixée à 25 % dans ces grandes villes, contre 50 % dans les autres communes.
Le ministère de l’Intérieur doit publier des estimations provisoires de la participation à 12 heures puis à 17 heures, avant les premières estimations des résultats attendues dans la soirée après la fermeture des bureaux de vote.
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